ANPER-TOS

Association Nationale pour la Protection des Eaux & Rivières Truites, Ombres,Saumons

La lettre d’ANPER-TOS

1958 -2018 : ANPER – TOS à 60 Ans

Il est temps, en cette mi-2018, et avant la période estivale propice aux vacances de faire le point sur notre Association, son organisation, ses difficultés, ses actions. 

L’année a tout d’abord été marquée par notre Assemblée Générale qui s’est tenue à Ornans, Haute Vallée de la Loue (25) le 24 février dernier. Son organisation et son déroulement, les débats et exposés qui y ont été portés ont été des marqueurs positifs. A cette occasion, il est impératif de pouvoir compter sur une mobilisation plus massive de nos adhérents. C’est un point important pour la vie de l’association et des valeurs qu’elle porte, nos rivières, notre environnement ont chaque jour un peu plus besoin d’être défendus contre les agressions qui leur sont infligées. Nous comptons donc d’ores et déjà sur vous pour venir en nombre à l’Assemblée Générale 2019. 

Nous devons également déplorer le départ de notre salariée permanente, Mme Brillon dans le courant du mois de mars et qui a réalisé  un très gros travail pour le compte de notre Association. Nous avons dû également  procéder à un remaniement de notre conseil d’administration, remaniement pas encore complètement achevé, mais nécessaire à la pertinence des positionnements d’ANPER-TOS sur les grands dossiers : Plan Nitrates Régionaux, Politique Grands Migrateurs sur l’ensemble du territoire, Transition énergétique avec le foisonnement de dossiers de micro-centrales hydro-électriques. 

L’ensemble de ces difficultés pèse bien sûr fortement sur notre activité et nous avons donc fixé les prochaines priorités lors du Conseil d’Administration du 02 juillet. 

Tout d’abord, un nouveau site internet va voir le jour d’ici le début de l’automne. Plus, clair, plus lisible, il offrira plus de documentation et de liens vers nos actions et vers celles de nos partenaires. Nous avons également commencé les prospections pour le recrutement d’un(e) permanent(e) disposant de compétences administratives, scientifiques et juridiques. Là aussi nous espérons aboutir cet automne, avec des locaux adaptés au fonctionnement de notre Association.

Parallèlement, nos membres continuent de travailler localement pour porter la voix des rivières et des zones humides. ANPER-TOS a initié au cours des derniers mois des plaintes pour faits de pollution notamment en Bretagne, en Midi Pyrénées, en Franche Comté, en Auvergne,mais aussi sur des problématiques de continuité écologique. Des partenariats se mettent en place  avec les institutions du monde la pêche mais également avec des ONG Locales, régionales et nationales. 

Sur l’axe Loire-Allier, nous nous efforçons de faire porter un nouveau regard sur une politique de restauration du saumon qui patine depuis des décennies et un soutien financier a été apporté à l’association qui lutte contre la micro-centrale de Chanteuges. Dans le Sud Ouest, nous  soutenons les efforts faits pour préserver les migrateurs du Bassin de l’Adour et des plaintes sont également en cours pour des affaires de pollutions. Enfin, nous saluons la coopération née en Franche Comté avec SOS Loue, l’UFC Que Choisir et Cepesc concernant le plan nitrates. Il faut d’ailleurs insister sur l’importance des liens tissés partout sur le territoire avec les autres ONG, car c’est ce qui nous rend tous plus forts. 

Pour continuer ce travail, nous avons besoin de vous, de vos compétences, de votre bonne volonté, de vos connaissances et de vos réseaux. Nos actions ont un coût : frais de justice, salaire à venir de l’employé(e), matériel, communications et notre réussite en dépend. Nous vous enjoignons tous, au bord de l’eau, en famille, au travail à recruter de nouveaux adhérents. Nous souhaitons également trouver des mécènes et chacun peut là aussi œuvrer, les formulaires sont disponibles en ligne ou sur demande.

Le Président, Jean-Michel FERRY

Les truites pourraient disparaître dans certains cours d’eau

En cause: La PKD!

Un parasite qui s’attaque plus particulièrement aux Salmonidés juvéniles met en péril la population ainsi que la  reproduction naturelle de la Truite Fario dans certains cours d’eau.

Cette maladie appelée PKD (Proliferative Kidney Disease) en Anglais ou MRP (Maladie Rénale Proliférative) en Français a été d’abord constatée en Suisse.

Elle se développe maintenant dans la région de Midi Pyrénées et plus particulièrement en Ariège.

Clichés de la colonie de Bryozoaires (Fredericella sultana) trouvée morte dans l’Oriège prés de sa confluence avec l’ Ariège.

 

Le constat:

C’est après l’effondrement piscicole dans la rivière Ariège  depuis 2007 entre Ax les Thermes et Savignac les Ormeaux que la fédération de pêche de ce département s’est inquiétée de la disparition des populations de Truites fario et en particulier des jeunes poissons. Des poissons morts avaient été retrouvés sur la partie amont et c’est malheureusement en 2016 que les études ont permis de confirmer la présence de cette maladie.

Le Collectif Clubs Mouche 31 parle également de cette maladie qui touche nos cours d’eau en avertissant les pêcheurs sur les précautions à prendre afin d’éviter d’éventuelles risques de contamination d’autres cours d’eau.

Différents médias s’alarment de la situation:

La depeche

La dépêche dans un article aborde le problème avec l’association Apra le Chabot .

France bleu

Anper-TOS est interviewé France bleu

« Les pêcheurs de l’Ariège sont inquiets. La population des salmonidés, en particulier des truites, se réduit drastiquement depuis plusieurs années dans la rivière éponyme« .  https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/le-nombre-de-truites-en-chute-libre-dans-l-ariege-en-raison-d-une-maladie-causee-par-des-parasites-1534005803

France info

« Face à l’effondrement drastique de la population des salmonidés dans les eaux du département, la fédération de pêche de l’Ariège compte lancer ».

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/ariege/foix/ariege-nombre-truites-coule-flot-1525744.html

Nous  tenons à rajouter que les débits réservés trop faibles sur certains cours d’eau nous semblent être un facteur aggravant pas assez pris en compte dans les différents médias qui abordent la question.

Dernières nouvelles

Nous avons appris que cette maladie aurait été signalé dans un cours d’eau du département de la Lozère.

 

 

Rejets non conforme dans la Neste d’Aure

Rejets non conforme d’une station d’épuration dans la neste d’Aure

Rejets non conforme dans la neste d’Aure

Après les rejets directs des WC d’une patinoire dans la Neste d’Aure ,  nous constatons maintenant qu’une Station d’épuration entre Arreau et Sarrancolin déverse des rejets non conforme à la réglementation dans cette rivière. (voir la suite)

Passe à poissons sans eau à OLORON

(Photo Oloronblog)

L’echelle à poissons est à sec!

Nous ne pouvions pas rester sans réaction lorsque l’on voit ces images avec des poissons se blessant sur les parois en  croyant pouvoir continuité leur long voyage afin de pouvoir retrouver les frayères du gave d’Aspe ou d’Ossau.

En effet la passe de montaison étant a sec les poissons se dirigent vers les rejets de la micro centrale comme vous pourrez le voir  sur la vidéo ci-dessous :


Vous pouvez également lire l’article  issu de oloron blog

Problème récurent

 

Photo Massey

Ce problème récurent sur les outils de montaison n’est pas isolé sur ce cours d’eau et nous avons profité de ce courrier pour interpeller la DDT64 . (lire la suite)

Les choses ont bougé depuis l’envoi de notre courrier puisqu’ un appel téléphonique , nous a appris que la passe était à nouveau en eau depuis ce matin 3 aout, grâce aux effort des membres de l’AAPPMA d’Oloron.

 

 

 

 

 

Rapport et Avis sur le projet de microcentrale sur le Pontajou

DERNIERES NOUVELLES

Pont de Pontajou

Pont sur le Pontajou photo de Lousta

Une bonne nouvelle pour nos rivières en espérant que le préfet suive l’avis défavorable du commissaire enquêteur , en prenant également en compte l’avis de notre association concernant le projet de micro-centrale, dans la commune de Saugues et Venteuges, sur le Pontajou classé en liste 1 et 2 dans un site Natura 2000  et affluent de la Seuge.

Comme vous pourrez le lire dans le rapport général de l’enquête publique , c’est la mobilisation qui permet de faire capoter ce genre de projet qui a un seul but financier de la société Hydroplus.

Ruisseau-pontajou (photo visorando)

Barrage du Theusseret

Continuité écologique concernant le barrage du Theusseret

Communiqué de presse

 


Vendredi 27 juillet, deux études ont été rendues publiques et démontrent que rien ne s’oppose à la destruction du seuil de l’ancienne centrale hydro-électrique du Theusseret.

Si des travaux de renforcement et de terrassement sur les ouvrages en rive droite devront être entrepris, les risques liés aux possibles déformations de la structure du restaurant du Theusseret et de ses annexes seront faibles. D’autre part, les analyses physico-chimiques des sédiments réalisées dans le secteur de la retenue n’indiquent aucun dépassement de valeurs-seuils.

Ces études ont été réalisées par l’Etablissement public territorial du bassin Saône et Doubs (EPTB) en France. L’arasement du Theusseret permettra la restauration progressive d’un écoulement naturel qui représente un élément paysager important typique de la vallée du Doubs. La montaison des poissons sera assurée et le fonctionnement du transport des sédiments de la rivière sera sensiblement amélioré.

Le Doubs, et notamment son cours moyen qui marque la frontière entre la France et la Suisse, constitue une zone spéciale de conservation pour l’Apron du Rhône, une espèce strictement protégée au niveau européen par la Convention de Berne. Mais, de nombreux obstacles empêchent son passage et celui d’autres espèces. Or selon les législations suisse et française, les anciens et nouveaux ouvrages hydroélectriques doivent respecter la libre migration des poissons et du transit sédimentaire. Il faut donc mettre en conformité les ouvrages infranchissables. Raison pour laquelle les autorités compétentes des deux pays ont étudié, en 2014, les solutions pour rétablir la continuité écologique sur les tronçons internationaux du Doubs. La solution favorisée consiste en une suppression complète des seuils.

«Les solutions techniques confirment donc la faisabilité d’un projet d’arasement soutenu par la stratégie de la gouvernance internationale. Il représente une mesure complémentaire importante aux autres actions entreprises par les deux pays pour retrouver une bonne qualité de l’eau et sauver les poissons du Doubs », affirme Lucienne Merguin Rossé de Pro Natura Jura.

«Avec le tourisme et la pêche notamment, la bonne cohérence entre les impératifs écologiques et les contraintes économiques montrent qu’il n’y a plus lieu d’opposer ces deux domaines comme on l’a trop longtemps pratiqué » estime Gilles Benest, vice-président de France Nature Environnement 25-90.

Compte tenu de ces résultats positifs, les associations françaises et suisses exigent que les autorités compétentes mettent rapidement en œuvre le projet d’arasement du Theusseret, ainsi que des autres seuils restants. Elles leur demandent aussi de ne pas donner suite au projet de reprise hydro-électrique récemment déposé pour la réaffectation du seuil du Theusseret. Les études démontrent qu’un maintien du seuil avec une mise en place d’une passe à poissons n’est recommandable ni d’un point de vue écologique, ni d’un point de vue économique. Pour Céline Barrelet, chargée de projet «Doubs vivant» des associations suisses Pro Natura, WWF, et Fédération suisse de pêche (FSP) ,

«Les efforts de protection entrepris par une multitude d’acteurs et l’importance de cette rivière au niveau international prouve qu’un tel projet serait une aberration.»

Rejet projet Centrale de Garvarnie SERHY (65)

Gave d'Aspe à Oloron

Gave d’Aspe à Oloron. (photo pêche 64 mobi)

Projet d’une centrale sur le gave d’Aspe refusé par la préfète

BONNE NOUVELLE,

La préfète du département 65 vient de rejeter le 9 juillet 2018 une  demande de création d’une centrale Hydroélectrique sur le Gave d’Aspe. Vous pouvez lire l’intégralité du courrier  ci dessous.
Ce rejet découle uniquement de l’avis défavorable du ministère compte tenu de l’emplacement du projet dans un site classé .

Il s’agit d’un avis conforme du ministère , que la préfète était tenu de suivre.

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