ANPER-TOS

Association Nationale pour la Protection des Eaux & Rivières Truites, Ombres,Saumons

Ne rien lâcher!

Les signaux d’alerte sont au rouge!

La période estivale, qui peine à se terminer sur un plan météorologique, aura une fois de plus porter à la lumière l’immensité du travail à accomplir pour tenter de préserver ce qui peut encore l’être.
La ressource en eau se dégrade sur tous les plans sous le regard bien trop souvent indifférent des populations. Les signaux d’alerte sont au rouge, pour certains depuis bien longtemps déjà, pour d’autres les conditions climatiques ne font qu’accélérer les processus d’altération des milieux naturels.


Les vieux réflexes ressurgissent du passé, et pour faire face à la sécheresse qui frappe la quasi-totalité du territoire national, les organisations syndicales agricoles nous expliquent je cite :« que le bon sens paysan est de stocker l’eau dans de grands barrages pour pallier au déficit de précipitations ».

Après avoir massacrée l’essentiel du chevelu hydrographique du territoire, drainée des millions d’hectares de terres, arrachée des milliers de kilomètres de haies, polluée l’essentiel des eaux de surfaces et souterraines, la folie destructrice du lobbying agricole continue dans sa stratégie, si tant est que cela en soit une sauf celle qui conduit au chaos.

Observer la nature!

Nul n’est besoin d’être scientifique, et pour celles et ceux qui savent observer et regarder la nature, à l’unanimité, il est de fait que l’on assiste à un effondrement dramatique de la biodiversité terrestre et aquatique.
La déficience de l’Etat, le manquement de ses administrations en responsabilité de la police de l’eau, à faire respecter l’ordre là ou les réglementations doivent être appliquées, autant de facteurs pour un effet cocktail particulièrement dévastateur pour les milieux aquatiques naturels et pour la nature en général.

 

Le départ de Nicolas Hulot, n’en déplaisent à ceux qui l’ont vivement critiqué jusqu’à dire et écrire qu’il s’agissait d’un acte de trahison, voir de lâcheté, est le signe d’une évidence à laquelle nous sommes confrontés chaque jour sur le terrain : celui de l’intérêt privé au détriment de l’intérêt général, celui des pressions politiques qui eux mêmes sont sous la pression des lobbyistes de plus en plus pressant voire même menaçant.

(suite…)

Projet de microcentrale à Chanteuges

                                             Communiqué de presse
Mardi 4 décembre 2018
Projet de microcentrale sur la Desges à Chanteuges, en Haute-Loire :
                            Opacité et mépris ne sont plus admissibles

Le préfet Haute-Loire vient de publier le 15 novembre un arrêté (n°DDT-SEF-2018-316) portant règlement d’eau de la microcentrale du Moulin d’en Haut sur la Desges à Chanteuges, alors que ce projet aberrant est dénoncé depuis près d’un an par un collectif de citoyens, d’élus et d’associations [1] et que des procédures juridiques sont toujours en cours.

Mais cet arrêté est à l’image du reste du projet, c’est-à-dire opaque ( voir l’arrêté).

Travaux octobre 2017

En effet, les pièces annexes ne sont pas rendues publiques. Malgré les demandes incessantes pour plus de clarté sur ce projet, le promoteur en l’occurrence la Communauté de communes des rives du Haut-Allier et maintenant le Préfet s’obstinent à refuser aux citoyens et associations les moyens de s’informer, invoquant des arguments ridicules de secret commercial ou industriel qui n’existe pas dans ce cas.

Cette politique du secret, invoquant des arguments plutôt folkloriques, ce mépris pour les citoyens sont révoltants. Faut-il rappeler que l’eau des rivières est un bien commun, qui appartient à tous ? Que ni une collectivité locale ni l’État n’en sont propriétaires ? Que si c’est bien l’État (en l’occurrence le préfet) qui peut donner le droit de l’utiliser pour un usage industriel, il le fait au nom du peuple ? Et que les citoyens sont en droit et ont même le devoir, comme le demande notre Constitution, de vérifier ce qui est fait en leur nom ?

Opposition locale

La démocratie a besoin de transparence pour bien fonctionner. Aujourd’hui force est de constater des manquements, voire une certaine arrogance des décideurs dans les services de l’État et les collectivités locales vis-à-vis des citoyens en leur refusant les moyens de s’informer et éventuellement de contester sur des bases documentées leurs décisions. Ce mépris est plus que jamais détestable et n’est plus admis.

Nous attendons que la Communauté de communes publie des informations détaillées sur ses projets – payés rappelons-le par les contribuables que nous sommes tous. Nous attendons aussi du préfet de la Haute-Loire qu’il publie les documents sur la base desquels il a pris son arrêté. Sans se cacher derrière un secret commercial ou industriel qui n’existe pas dans ce cas.

Annexe 1 : Un refus de communiquer des pièces du projet aberrant

Le promoteur public du projet de microcentrale sur la rivière Desges – la Communuaté de communes des rives du Haut-Allier – a toujours refusé de communiquer aux citoyens l’étude technico-économique du projet, le mémoire technique le présentant, ou les plans d’exécution. La Commission d’accès aux documents administratifs saisie par un habitant lui a donné raison, estimant que ces documents étaient protégés par le secret en matière industrielle et commerciale.

Travaux arrêtés novembre 2017

L’arrêté préfectoral du 15 novembre 2018 s’appuie dans ces attendus sur différents éléments techniques transmis par le promoteur, « notamment les plans des ouvrages de franchissement piscicoles et de transit sédimentaire ». Ces documents ne sont pas publics jusqu’à présent. Le secret en matière industrielle et commerciale sera-t-il une fois de plus mis en avant pour refuser le simple plan d’un ouvrage construit sur une rivière ?

L’article 5 de l’arrêté énonce « Du seuil à l’ouvrage de mise en charge, le bief sera conservé à l’air libre et dans les gabarits existants (cf plan topographique). Les opérations d’entretien normales (curage, stabilisation des berges) sont seules autorisées. ». Mais l’arrêté a été publié sans le plan topographique de cette partie amont du bief, bien qu’il fasse partie du texte de l’arrêté lui-même. Le plan d’un bief à l’air libre est-il lui aussi « protégé par le secret en matière industrielle et commerciale » ?

Annexe 2 : le projet de microcentrale de Chanteuges, un non sens

Alors que les services de l’État, des collectivités locales, des associations travaillent depuis plusieurs décennies sur le bassin de l’Allier (notamment dans le cadre du Plan Loire Grandeur Nature) – avec des résultats à la clé – à l’amélioration de la qualité des cours d’eau, de la vie aquatique et du patrimoine, à Chanteuges, un projet de microcentrale sur la Desges est en cours.

Opposition locale

Ce chantier démesuré pour une installation de 76 kW de puissance nette (soit une production d’électricité pour moins de cinquante foyers, dix fois inférieure à la production d’une éolienne de même coût) ne tient absolument pas compte des enjeux du territoire : la Desges est une rivière remarquable, classée en liste 1 et 2, en très bon état écologique, hébergeant diverses espèces protégées dont le saumon atlantique, la lamproie de Planer, le chabot. Chanteuges est un site remarquable que viendrait défigurer une conduite forcée, voire un canal de béton de 600 mètres.

Entaché d’incohérences juridiques, ce projet doit être abandonné au plus vite.

[1]    Chanteuges Préservation du Patrimoine, la mairie de Chanteuges, la fédération de pêche 43, le Conservatoire National du Saumon Sauvage, SOS Loire Vivante – ERN France, le Chant des rivières, l’AAPPMA de la basse Desges, l’association Allier Sauvage, l’AIDSA, ANPER – TOS, Fous de Toc, la FRANE, l’APS, le REN 43.

Contacts :

  • Ivan Joumard, président Chanteuges Préservation du Patrimoine, 06 51 99 78 52
  • Lionel Martin, président Fédération de Pêche de Haute-Loire, 06 89 35 17 44
  • Franck Noël Baron, maire de Chanteuges, 06 21 34 74 05
  • Joël Herbach, président Allier Sauvage, 06 08 17 23 58
  • Roberto Epple, président SOS Loire Vivante – European Rivers Network, 06 08 62 12 67
  • Martin Arnould, Le Chant des Rivières, 06 22 93 63 07
  • Philippe Mery, secrétaire Aidsa, 06 18 30 53 01
  • Marc Saumureau, Président Frane, 06 32 89 84 08
  • Renaud Daumas, Président REN Haute-Loire, 07 83 67 92 10
  • Françoise Quintin, 06 87 91 58 12
  • Jean Michel Ferry, Président ANPER-TOS, 07 78 25 40 51
  • Louis Sauvadet, Président Association de Protection du Saumon, 06 89 87 41 23

Plus d’informations :
www.ern.org/fr/chanteuges/ ou www.chantdesrivieres.org/microcentrale-chanteuges/

Changement climatique

Au colloque « Eau et changement climatique » (Lyon, 15 novembre 2018), le ministre de Rugy et les présidents de comités de bassin.

                      ADAPTATION, ACCOMMODATION, AGGRAVATION 

photo de Josselin de Lespinay

La Directive-cadre sur l’eau nous impose de restaurer les milieux dégradés et de parvenir au « bon état ». En matière de changement climatique dans le domaine de l’eau, il convient tout d’abord de définir ce que l’on entend par « adaptation ». Quelle signification donner à « s’adapter » – dans le sens de ‘’tenir compte’’ – sachant que le modèle que nous pouvons choisir peut aggraver le phénomène auquel il prétend faire face ? Dans ce cas c’est seulement « s’accommoder », sans que l’on sache ce qui doit réellement s’adapter, si ce sont les activités humaines ou bien… le climat.

 

On ne peut plus recourir à l’utilisation massive d’énergies fossiles dans des systèmes de production qui génèrent des GES par une mécanisation intense et l’utilisation de produits nécessitant de longs transports, et dont la fabrication comme la distribution sont eux-mêmes fortement consommateurs d’énergie dès lors qu’ils sont liés à un marché mondialisé. Bien sûr ce système de production génère des emplois et ‘’crée de la richesse’’, essentiellement pour ceux qui ont à fabriquer, non pas tant le produit brut, que tout ce qui l’entoure en amont et en aval de sa production.

Pour l’agriculture, la non-adaptation concerne la mécanisation, les intrants et la chimie, et les sociétés plus ou moins coopératives qui prennent en charge le produit fini puis le distribuent. La rémunération de ceux qui produisent réellement est à l’heure actuelle soumise à des contraintes financières sur lesquelles les agriculteurs n’ont pas ou peu de prise. Le secteur à la base de la production – l’agriculteur – est moins important économiquement que celui de l’agro-business. Cela apparaît jusqu’à la caricature dans la différence entre la rémunération d’une majorité d’agriculteurs et celle des secteurs qui les entourent pour leur ‘’vendre’’ ou pour leur ‘’prendre’’ et proposer le produit fini au consommateur à un prix fort éloigné de la rémunération du producteur.

Gestion quantitative et qualitative

On ne peut séparer la gestion quantitative de la ressource des impacts sur la qualité de l’eau que cette gestion peut avoir par ailleurs.  Avant toute chose il faut se poser la question, non des moyens, mais des buts.

Ruisseau du Gouhouron (nov 2018)

Séparer la gestion quantitative de ses conséquences au niveau de la qualité de l’eau apparaît comme contre-productif, une ruse de l’esprit. En effet les décisions prises pour l’adaptation au changement climatique peuvent aggraver la situation qualitative de nombreuses masses d’eau.

Créer des retenues donne l’illusion de l’abondance

Parmi les solutions envisagées, on évoque régulièrement la création de ‘’réserves’’. Mais on doit alors relier les demandes aux moyens employés, aux buts poursuivis et aux conséquences en termes de qualité des eaux. Sans compter que, fondamentalement, on ne « crée » pas de la ressource en eau : on la prend, que ce soit au milieu ou à d’autres activités. On pourrait penser que retenir l’eau lorsqu’elle est en abondance – quand elle l’est et si elle l’est – pour l’utiliser en période de pénurie ou de stress hydrique est une solution de bon sens. Mais outre que le grand cycle de l’eau est complexe, la logique de ce modèle a des effets pervers. Il a été   mené à son terme dans différents pays, et pour ne citer qu’un exemple, un gros fleuve comme le Colorado n’arrive même plus jusqu’à la mer. Créer des retenues donne l’illusion de l’abondance, et incite au gaspillage en toute bonne conscience.

Retenues de substitution

Il existe différents types de retenues, et parmi elles on a pu croire que les retenues dites ‘’de substitution’’, représenteraient un progrès en matière d’irrigation agricole. Il s’agit en effet de remplacer un prélèvement en période estivale par un prélèvement hivernal stocké dans les évaporateurs à ciel ouvert que sont ces retenues, prélèvement effectué à un niveau théoriquement inférieur quantitativement au prélèvement estival et sans se demander pourquoi les réserves naturelles sont gravement déficitaires. Les volumes prélevables calculés, et soumis à d’âpres discussions, le sont par rapport à la situation hydrique moyenne actuelle et en ce sens ils ne tiennent aucun compte des futurs effets de raréfaction de la ressource liés au changement climatique. Outre que le protocole de création et d’exploitation de ces retenues est facilement détourné, son application revient à pérenniser un mode de production intensive, quand il ne crée pas de nouveaux secteurs irrigués. De plus l’agriculture intensive diminue considérablement la capacité naturelle de rétention et de transfert de l’eau de ruissellement vers les aquifères, en détruisant par l’utilisation de pesticides la microfaune qui les aère les sols, les transformant en  »toile cirée » et augmentant les phénomènes d’érosion.

retenue collinaire en haute Garonne ( nov 2018)

Même si ces réserves peuvent être très fortement ‘’aidées’’ par les agences de l’eau depuis que ces financements leur ont été imposés, leur coût reste élevé pour les irrigants, les contraignant à des rendements maximisés et donc au recours à toujours plus d’intrants et de pesticides.

Il s’agit donc typiquement d’une vraie fausse-solution, d’une « mal-adaptation ». Il convient désormais, non plus d’adapter aux pratiques agricoles actuelles les nouvelles conditions liées au changement climatique, mais bien de changer ces pratiques, car on ne peut à la fois lutter contre les pollutions et pérenniser, voire encourager les systèmes de production qui les génèrent.

Georges Pompidou déclara au début des années 1970 : « On n’arrêtera pas le Progrès, et c’est à l’environnement de s’adapter au Progrès ». Presque cinquante ans plus tard il est de bon ton de sourire de cette déclaration, mais dans la réalité en-dehors des discours et des promesses il y a toujours un ‘’e’’ minuscule à ‘’environnement’’, et un P majuscule à ce que ce que certains acteurs économiques nomment abusivement ‘’progrès’’.

 

Josselin de Lespinay pour ANPER-TOS

Utilité des Signalements?

POURQUOI EST-IL UTILE DE FAIRE DES SIGNALEMENTS ?

Certains d’entre vous peuvent se poser la question sur l’utilité d’effectuer des signalements aux services d’état comme la  DDT (Direction Départementale des Territoires) , l’AFB (Agence Française pour la Biodiversité), etc….

Les signalements sont utiles pour alerter les services de l’Etat

Dans l’exemple ci-après, nous avions signalé auprès de la DDT 81 , des dépôts d’engrais sur les berges d’un cours d’eau , nommé le Thoré situé dans le Tarn en 2017. Ce cours d’eau est sujet aux crues et aurait emporté ces engrais stockés à même le sol sur la berge dans la rivière. Si aucun signalement n’avait été effectué; inutile de vous expliquer les conséquences nocives que ce stockage sauvage aurait pu engendrer dans le Thoré en cas de crue.

Vous trouverez de plus amples informations dans cet article » Dépôts en berge sur le Thoré » .

Photos du signalement envoyées aux instances concernées (Avril 2017)

Après notre signalement le nécessaire pour éviter une pollution a été effectué

Nous sommes retournés en début d’année 2018 pour constater avec une grande satisfaction que tout avait été retiré et que des travaux avaient été également réalisés sur le bassin de rétention en Septembre 2018.

Nous tenons à remercier la DDT 81 pour son efficacité.

Le résultat: le nettoyage du site a été effectué

Photos: Septembre 2018.

Je constate une pollution éventuelle; Que dois-je faire?

EDF : ASSASS’AIN

Une tuerie de masse sur la Rivière d’Ain

EDF encore sur la sellette!

Nous vous parlions déjà dans un article (voir ci-dessous) de l’hydroéléctricité et de ses méfaits sur l’environnement:

Faune aquatique menacée d’extinction

Une fois encore EDF, qui base son message publicitaire sur une énergie verte en parlant de ses barrages et nous doit plus que la lumière , vient d’anéantir des dizaines de milliers de vies.

Une fois de plus, les amoureux de la basse rivière d’Ain ont compté les cadavres après une éclusée mortelle tout à fait évitable ! Vendredi 28 septembre, en fin de journée, les bénévoles des AAPPMA n’avaient plus que les yeux pour pleurer et constater le massacre.  Après 11 jours où EDF a lâché de l’eau avec des débits entre 80 et 200 m3/s, les responsables ont fait le choix délibéré de couper les vannes et donc de ramener le débit de la rivière de façon immédiate à 12 m3/s !

Autant vous dire que même les poissons adultes se sont fait piéger. Un véritable massacre à ciel ouvert.

Regardez par vous-même l’historique de la courbe de niveau.

Vendredi midi, plus de 100 m3/s, 2 heures plus tard, moins de 20 !

 

Cette énergie est toute sauf verte nous le savons depuis bien trop longtemps. D’autant que ces éclusées mortelles sont évitables ! Le laxisme continue de sévir dans les administrations françaises…

 

ANPER-TOS étudie l’angle d’attaque juridique le mieux approprié pour poursuivre EDF devant la justice, car il n’est pas question d’accepter une quelconque transaction.

Le Droit de l’environnement doit être respecté, même et surtout par EDF.

source de l’article : http://www.nicolas39-peche-mouche.com/index.php?post/Nouvelle-tuerie-de-masse-par-EDF-Piam-temoigne

 

Faune aquatique menacée d’extinction

Les Éphéméroptères menacées d’extinction

Nous tenons ici a alerter l’opinion publique sur la disparition , quelques fois irréversible des espèces d’ invertébrés aquatiques dans nos cours d’eau qui sont des bio indicateurs d’une eau de qualité indispensable aussi à notre survie. Cela est confirmé par les documents fournis par Opie Benthos que vous pourrez lire en cliquant sur  ce premier lien.

En effet les espèces les plus touchées, sont les éphémères présents depuis plus de 300 millions d’années, avec comme exemple en haute Garonne où prés de la moitié des espèces ont disparues de nos cours d’eau, en cause l’hydroélectricité, les pollutions agricoles et domestiques mais aussi les stations de sports d’hiver (prélèvements d’eau pour l’alimentation des canons à neige).

Hydroélectricité : énergie certes renouvelable mais polluante

Cette énergie dite « verte »  produite pour l’essentiel par EDF,  et  mise en avant dans le cadre de la transition énergétique et du plan Climat, a un revers de médaille, que nous connaissons parfaitement bien depuis plus de 50 ans avec la destruction des frayères et de la faune aquatique ( macro-invertébrés et poissons).

 

EDF: cela pourrait vouloir dire, Éradication Durable de la Faune 

En effet, les barrages construits sur les cours d’eau, stockent les sédiments pendant plusieurs années comme ci dessus avec le barrage du Plan d’Arem sur la Garonne.  Construit à la frontière espagnole en 1969  a encore largué massivement cette année plusieurs tonnes de sédiments plus ou moins pollués qui se sont déposés , formant une couche de dépôts sédimentaires de 15 a 25 cm jusqu’à 15 kms à l’aval de l’ouvrage, colmatant ainsi les fonds dans les amortis de la rivière.

Nous ne vous parlerons pas des turbines de ces barrages ou celles des micro-centrales qui depuis plusieurs dizaines d’années sont de véritables « broyeurs à poissons » et que seules quelques unes sont équipées depuis  très  peu de temps, de grilles avec un espacement réduit et une inclinaison limitant l’aspiration des poissons.

 

L’agriculture intensive et polluante

L’agriculture moderne et productiviste à outrance, soutenue par la FNSEA est également responsable de la disparition des invertébrés avec le pompage massif dans certains cours d’eau les asséchant,  ou en les polluants lors de fortes pluies sur des terres rendues stériles favorisant les ravinements.

 

FNSEA: cela pourrait vouloir dire: Fabrication Naturelle Sans Éphémères Aquatiques ou Fédération Nationale Sans Etats d’Ames pour l’environnement

Mais ce ne sont pas les seules:

Les viticulteurs ont aussi leur part de responsabilité dans la disparition de certaines espèces en employant des herbicides à base de Glyphosate en masse!

 

Sans oublier les grands fabricants de produits ménagers et lessiviels!

Les rayons lessives et autres produits ménagers des grandes surfaces commerciales sont toujours autant fournis en produits polluants pour les espèces aquatiques. Malgré des stations d’épuration très performantes, combien de  molécules toxiques se retrouvent dans nos cours d’eau impactant la faune et la flore.

Ce phénomène pourrait s’accentuer car même  dans certaines communes , on préfère ajouter des solutions chlorées que d’employer les techniques à l’ultraviolet afin de tuer les bactéries pour la distribution d’eau potable.

Combien d’espèces menacées ?

Le risque de disparition de tous les éphémères recensés sur le territoire métropolitain a été évalué; regardez donc la liste rouge Nationale des espèces menacées

vous pourrez lire qu’après l’analyse des données récoltées et des informations compilées pour chacune des 142 espèces , les résultats montrent que 22 % sont menacées et mettent en évidence les pressions qui pèsent sur ces insectes et leurs habitats.

à lire également:

 Plus d’une espèce d’éphémères sur cinq menacée de disparition en France métropolitaine

Espèces menacées

MIGRATEURS EN BRETAGNE

ANPER-TOS est représentée au sein du groupe technique en amont du COGEPOMI (Comité de gestion des poissons migrateurs).

Notre rôle en Bretagne est de contribuer à la cohérence des programmes de gestion des espèces menacées et de formuler des propositions pour la protection des migrateurs amphihalins présents sur le territoire du COGEPOMI Loire Bretagne.

ESPECES MENACEES

Tableau récapitulatif des espèces menacées

Anguille européenne : les efforts engagés par la France pour réduire les causes de mortalité et reconstituer le stock ne sont pas à la hauteur.

Pour ce faire, il convient, d’une part, de sensibiliser l’ensemble des acteurs concernés par la reconstitution du stock d’anguilles (pêcheurs professionnels, pêcheurs amateurs, associations de protection des poissons migrateurs, hydrauliciens, agences de l’eau, membres des comités de gestion des poissons migrateurs (COGEPOMI), etc…) et, d’autre part, de préciser le montage et le financement des projets portés par les acteurs.

Un nouvel appel à projets a été lancé du 1/06/2018 au 30/07/2018 afin  de financer la réalisation d’un certain nombre de projets de repeuplement dans six unités de gestion de l’anguille pour la campagne de pêche 2018/2019. Le montant maximal des opérations, sous réserve des disponibilités budgétaires, est fixé à 2 000 000 €.

Ce  budget important est consacré aux projets éligibles en septembre 2018. Les résultats devront démontrer l’efficacité des mesures de restauration des populations de l’anguille européenne dont les effets ne pourront être constatés qu’à long terme à l’horizon de 2020 voire 2022…

SANS PLUS ATTENDRE IL EST URGENT DE PRENDRE DES MESURES CORRECTIVES ET DRASTIQUES SUR LE TERRITOIRE NATIONAL.

(suite…)

Anper-TOS © 2018 Mentions légales