ANPER-TOS

Association Nationale pour la Protection des Eaux & Rivières Truites, Ombres,Saumons

Catégorie : Groupes locaux

Anper,

Association Nationale pour la Protection des Eaux et Rivières est une association Nationale.

A ce titre des groupes locaux veillent, agissent au niveau régional.

Retrouvez les dossiers en cours classés par régions.

Salmo Salar et les Gaves Pyrénéens

Saumon Atlantique

Une pêche qui fait rêver

Si la pêche du saumon fait rêver la majorité d’entre nous, peu de personnes savent que  dans le Bassin versant d’Adour Garonne, en  BEARN et BIGORRE (Pyrénées Atlantiques, Hautes Pyrénées) existent 3 rivières où se reproduisent  encore de beaux saumons. C’est là que se capturent tous les ans les plus gros saumons français :

Le gave d’Oloron

Il  est composé des gaves d’ASPE et d’OSSAU, qui prennent leur source dans le massif du Pic du Midi D’OSSAU et bénéficient encore de grandes réserves de neige.

Gave d'Oloron
le Gave d’Oloron

C’est le « grand Gave », puissant, mystérieux et fantasque. Les différentes techniques de pêchent s’y côtoient sur  tout son parcours jusqu’au 15 juin. Ensuite la partie amont de NAVARRENX à OLORON est réservée à la pêche à la mouche fouettée au grand dam d’un groupe de « grincheux ».

L’eau bleue/vert et limpide de ce Gave en temps normal, est magnifique et rare sont les pêcheurs qui ne se soient laissé séduire par elle. Les remontées sur l’OLORON sont assez fluctuantes mais cette année, seuls 1759 poissons sont remontés, soit légèrement moins que l’année précédente (voir les bilans).

Le gave de Mauléon ou Saison

Il vient du Pic d’ANIE, c’est le petit gave, il est très agréable à pêcher et ses postes sont le domaine de spécialistes locaux, parfois jaloux de leurs « coins » secrets. Le verrou qui existait en partie au barrage de CHARITTE est désormais levé et du fait d’une nouvelle et moderne passe, les saumons et les truites de mer montent (582 semble-t-il en 2018).

Le gave de Mauléon
Le Saison ou Gave de Mauléon

Le gave de Pau

Il prend naissance au pied des trois grands glaciers, Gavarnie Ossou, Vignemale, Balaïtous. La réintroduction est en passe de devenir réussite, les retours sont  nombreux  (1115 au dernier comptage à ARTIX) , la reproduction naturelle entre Lourdes et la digue aval du lac des gaves à Argélès Gazost est bien réelle, même surprenante. Mais déjà des « ânes » et  braconniers pêchent « les blanches et les brochets » en deuxième catégorie. nous venons d’être informés que des juvéniles viennent d’étre capturés en amont du lac des gaves. (Diables de poissons, mais comment faites vous ? votre force de vie est extraordinaire).

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Activité coordination ANPER 65

Coordination 65 ;  Gave de Pau, Adour, Neste.

ANPER-TOS 65

Saint Savin le 29 Décembre 2018

« Notre devoir ; transmettre une eau de qualité à nos enfants et petits enfants. »

Jean Charles RAUST Anper65@orange.fr

Chers amis adhérents,  sympathisants, serviteurs de l’état, responsables d’ « OIKOS ».

Compte rendu d’activité de la coordination des Hautes Pyrénées en 2018.

L’activité de 2018 a confirmé  une AG et AGE;  un nouveau CA  a été nommé en juin 2017 ; Jean Michel Ferry est le nouveau Président National. La période de transition est terminée, une nouvelle page se tourne, avec une lettre de mission claire . Mais rien n’est facile. Pour avancer, un emploi sur Toulouse pour le groupe Pyrénées nous permettrait de répondre à toutes les enquêtes publiques de la région Occitanie. Réfléchissons ensemble en 2019 à un dossier, « projets innovants »  Agences de l’eau Adour Garonne, (Prévisions du budget d’intervention sur 6 ans, 1.5 millions d’euros).

Le  groupe de réflexion Pyrénées 09, 31, 65, 64 ; commence à fonctionner mais manque de bonne volonté. L’objectif  de cette équipe est de réfléchir, développer et valider l’avenir du groupe Pyrénées. Avec comme volonté de tendre dans quelques années vers  un groupe ADOUR GARONNE, qui aurait une coordination dans chaque département.

Sont venus nous rejoindre:

  • Patrick Laurent (ancien ONEMA) coordinateur  64
  • François Orio coordinateur 11

Ce sont de bonnes nouvelles.

Synthèse de nos réunions pour l’année 2018

Plan d’Action du changement Climatique (PACC)

juillet 2018 la parution du PACC de l’AEAG est une véritable bombe à retardement,  tout citoyen devrait lire ce document, il est consultable sur le site de l’agence de l’eau  Adour Garonne.

Martin Malvy, (Ancien président de région, et président de l’agence de l’eau Adour Garonne) et Eric Orsena notre représentant de la France à l‘OIE (office international de l’eau) disent, à l’horizon 2050 au plus tard, soit « demain matin » :

  • ALERTE ROUGE.FIN DU CLIMAT TEMPÉRÉ.
  • OCCITANIE RÉGION LA PLUS IMPACTE DU TERRITOIRE.E

E.Orsena conclut : « L’eau sa rareté, nous rendra-t-elle plus intelligents ? ».


Charte engagement Plan d’Adaptation au Changement Climatique 2018 :

  • A l’échéance de 2050, le grand sud-ouest sera la partie du territoire la plus impactée par le dérèglement climatique. L’eau deviendra un facteur limitant aussi bien pour les populations locales que pour les activités économiques et aura des conséquences dramatiques pour les milieux aquatiques, les zones humides et la biodiversité. Le climat de Bordeaux et Toulouse sera celui de Valence et Madrid.

Projet nouveau barrage de Poutès

Enquête publique concernant le barrage de Poutés

Les objectifs pour 2020 ne seront pas atteints.

La production primaire d’énergies renouvelables est en hausse chaque année  mais  les objectifs de production et de consommation d’énergies renouvelables fixés pour 2020 par la France ne seront malheureusement pas atteints à temps mais les statistiques et les différents relevés montrent que les filières s’en approchent fortement.

Le problème étant le stockage et de pouvoir moduler l’éolien et le solaire avec l’hydroélectricité qui traine les pieds en matière de continuité écologique sur nos cours d’eau.

En effet, il a fallu plusieurs dizaines années avant que soit mis en place le dixième du module pour le « débit réservé » dans nos cours d’eau  afin de préserver les milieux aquatiques. De même  que pour la « continuité écologique »  afin que les espèces migratrices puissent circuler librement et rejoindre les lieux de frayères où la France est trés en retard sur ses engagements.

EDF qui a pour le moment, le monopole sur cette énergie préfère construire des barrages à l’étranger que de s’occuper des barrages en France et de préférer la production d’électricité  à la préservation des milieux aquatiques comme dans ce projet  » Nouveau Poutés optimisé  » contre lequel nous avons déposé à l’enquête publique (voir déposition) et les pièces annexes qui s’y rapportent:

Changement climatique

Au colloque « Eau et changement climatique » (Lyon, 15 novembre 2018), le ministre de Rugy et les présidents de comités de bassin.

                      ADAPTATION, ACCOMMODATION, AGGRAVATION 

photo de Josselin de Lespinay

La Directive-cadre sur l’eau nous impose de restaurer les milieux dégradés et de parvenir au « bon état ». En matière de changement climatique dans le domaine de l’eau, il convient tout d’abord de définir ce que l’on entend par « adaptation ». Quelle signification donner à « s’adapter » – dans le sens de ‘’tenir compte’’ – sachant que le modèle que nous pouvons choisir peut aggraver le phénomène auquel il prétend faire face ? Dans ce cas c’est seulement « s’accommoder », sans que l’on sache ce qui doit réellement s’adapter, si ce sont les activités humaines ou bien… le climat.

On ne peut plus recourir à l’utilisation massive d’énergies fossiles dans des systèmes de production qui génèrent des GES par une mécanisation intense et l’utilisation de produits nécessitant de longs transports, et dont la fabrication comme la distribution sont eux-mêmes fortement consommateurs d’énergie dès lors qu’ils sont liés à un marché mondialisé. Bien sûr ce système de production génère des emplois et ‘’crée de la richesse’’, essentiellement pour ceux qui ont à fabriquer, non pas tant le produit brut, que tout ce qui l’entoure en amont et en aval de sa production.

Pour l’agriculture, la non-adaptation concerne la mécanisation, les intrants et la chimie, et les sociétés plus ou moins coopératives qui prennent en charge le produit fini puis le distribuent. La rémunération de ceux qui produisent réellement est à l’heure actuelle soumise à des contraintes financières sur lesquelles les agriculteurs n’ont pas ou peu de prise. Le secteur à la base de la production – l’agriculteur – est moins important économiquement que celui de l’agro-business. Cela apparaît jusqu’à la caricature dans la différence entre la rémunération d’une majorité d’agriculteurs et celle des secteurs qui les entourent pour leur ‘’vendre’’ ou pour leur ‘’prendre’’ et proposer le produit fini au consommateur à un prix fort éloigné de la rémunération du producteur.

Gestion quantitative et qualitative

On ne peut séparer la gestion quantitative de la ressource des impacts sur la qualité de l’eau que cette gestion peut avoir par ailleurs.  Avant toute chose il faut se poser la question, non des moyens, mais des buts.

Ruisseau du Gouhouron (nov 2018)

Séparer la gestion quantitative de ses conséquences au niveau de la qualité de l’eau apparaît comme contre-productif, une ruse de l’esprit. En effet les décisions prises pour l’adaptation au changement climatique peuvent aggraver la situation qualitative de nombreuses masses d’eau.

Créer des retenues donne l’illusion de l’abondance

Parmi les solutions envisagées, on évoque régulièrement la création de ‘’réserves’’. Mais on doit alors relier les demandes aux moyens employés, aux buts poursuivis et aux conséquences en termes de qualité des eaux. Sans compter que, fondamentalement, on ne « crée » pas de la ressource en eau : on la prend, que ce soit au milieu ou à d’autres activités. On pourrait penser que retenir l’eau lorsqu’elle est en abondance – quand elle l’est et si elle l’est – pour l’utiliser en période de pénurie ou de stress hydrique est une solution de bon sens. Mais outre que le grand cycle de l’eau est complexe, la logique de ce modèle a des effets pervers. Il a été   mené à son terme dans différents pays, et pour ne citer qu’un exemple, un gros fleuve comme le Colorado n’arrive même plus jusqu’à la mer. Créer des retenues donne l’illusion de l’abondance, et incite au gaspillage en toute bonne conscience.

Retenues de substitution

Il existe différents types de retenues, et parmi elles on a pu croire que les retenues dites ‘’de substitution’’, représenteraient un progrès en matière d’irrigation agricole. Il s’agit en effet de remplacer un prélèvement en période estivale par un prélèvement hivernal stocké dans les évaporateurs à ciel ouvert que sont ces retenues, prélèvement effectué à un niveau théoriquement inférieur quantitativement au prélèvement estival et sans se demander pourquoi les réserves naturelles sont gravement déficitaires. Les volumes prélevables calculés, et soumis à d’âpres discussions, le sont par rapport à la situation hydrique moyenne actuelle et en ce sens ils ne tiennent aucun compte des futurs effets de raréfaction de la ressource liés au changement climatique. Outre que le protocole de création et d’exploitation de ces retenues est facilement détourné, son application revient à pérenniser un mode de production intensive, quand il ne crée pas de nouveaux secteurs irrigués. De plus l’agriculture intensive diminue considérablement la capacité naturelle de rétention et de transfert de l’eau de ruissellement vers les aquifères, en détruisant par l’utilisation de pesticides la microfaune qui les aère les sols, les transformant en  »toile cirée » et augmentant les phénomènes d’érosion.

retenue collinaire en haute Garonne ( nov 2018)

Même si ces réserves peuvent être très fortement ‘’aidées’’ par les agences de l’eau depuis que ces financements leur ont été imposés, leur coût reste élevé pour les irrigants, les contraignant à des rendements maximisés et donc au recours à toujours plus d’intrants et de pesticides.

Il s’agit donc typiquement d’une vraie fausse-solution, d’une « mal-adaptation ». Il convient désormais, non plus d’adapter aux pratiques agricoles actuelles les nouvelles conditions liées au changement climatique, mais bien de changer ces pratiques, car on ne peut à la fois lutter contre les pollutions et pérenniser, voire encourager les systèmes de production qui les génèrent.

voir aussi Canicules et sécheresses , le cas de la Loue de Jean Piere Hérold.

Georges Pompidou déclara au début des années 1970 : « On n’arrêtera pas le Progrès, et c’est à l’environnement de s’adapter au Progrès ». Presque cinquante ans plus tard il est de bon ton de sourire de cette déclaration, mais dans la réalité en-dehors des discours et des promesses il y a toujours un ‘’e’’ minuscule à ‘’environnement’’, et un P majuscule à ce que ce que certains acteurs économiques nomment abusivement ‘’progrès’’.

Josselin de Lespinay pour ANPER-TOS

Espèces menacées

MIGRATEURS EN BRETAGNE

ANPER-TOS est représentée au sein du groupe technique en amont du COGEPOMI (Comité de gestion des poissons migrateurs).

Notre rôle en Bretagne est de contribuer à la cohérence des programmes de gestion des espèces menacées et de formuler des propositions pour la protection des migrateurs amphihalins présents sur le territoire du COGEPOMI Loire Bretagne.

ESPECES MENACEES

Tableau récapitulatif des espèces menacées

Anguille européenne : les efforts engagés par la France pour réduire les causes de mortalité et reconstituer le stock ne sont pas à la hauteur.

Pour ce faire, il convient, d’une part, de sensibiliser l’ensemble des acteurs concernés par la reconstitution du stock d’anguilles (pêcheurs professionnels, pêcheurs amateurs, associations de protection des poissons migrateurs, hydrauliciens, agences de l’eau, membres des comités de gestion des poissons migrateurs (COGEPOMI), etc…) et, d’autre part, de préciser le montage et le financement des projets portés par les acteurs.

Un nouvel appel à projets a été lancé du 1/06/2018 au 30/07/2018 afin  de financer la réalisation d’un certain nombre de projets de repeuplement dans six unités de gestion de l’anguille pour la campagne de pêche 2018/2019. Le montant maximal des opérations, sous réserve des disponibilités budgétaires, est fixé à 2 000 000 €.

Ce  budget important est consacré aux projets éligibles en septembre 2018. Les résultats devront démontrer l’efficacité des mesures de restauration des populations de l’anguille européenne dont les effets ne pourront être constatés qu’à long terme à l’horizon de 2020 voire 2022…

SANS PLUS ATTENDRE IL EST URGENT DE PRENDRE DES MESURES CORRECTIVES ET DRASTIQUES SUR LE TERRITOIRE NATIONAL.

(suite…)

Des Moulins et nos Rivières

Les Amis des moulins ne sont pas les Amis des Rivières !

 

Le Ru de Courcelles, plus connu sous la dénomination locale de Rivierotte  à l’amont de la commune de Vix dans le Département de la Côte d’Or, a connu une grave pollution d’origine sédimentaire dans la matinée du 17 Septembre 2018.

Le plan d’eau, en barrage sur le ru de Courcelles (Rivierotte) d’une surface d’environ 2500 m2, constitue un bief d’absolument aucun intérêt pour la biodiversité aquatique puisque très sédimenté et presque intégralement comblé par les vases.

boues résultant de la vidange sauvage

Malgré le très faible débit de la rivière, à l’étiage, le propriétaire du Moulin de Courcelles n’a pas trouvé mieux que de procéder à la vidange intégrale du bief pour, selon nos informations, procéder à la maintenance d’une pompe à chaleur.

Le résultat!

 Ce ne sont pas moins de 80 à 100 % de poissons morts (pour l’essentiel les espèces salmonicoles truites et ombres) et 100 % sur les alevins et la faune invertébrés.

Les dégâts se poursuivent à l’aval, avec une mortalité estimée à 50% sur les poissons et invertébrés.

 

Ce sont au total 2,5 km de rivière fortement impactés, les chiffres étant susceptibles d’évoluer dans le temps en raison des variations du taux d’Oxygène par dégradation de la matière organique.

L’Agence Française de la Biodiversité s’est rendue sur place pour constater l’infraction un procès verbal est cours de rédaction.

ANPER-TOS déposera plainte car il est inadmissible de continuer à voir ce genre de comportement de la part de propriétaires de moulins peu scrupuleux, et ruiner ainsi l’équilibre d’un cours d’eau.

Les rivières sont à des niveaux d’étiage rarement enregistrés, et la continuité écologique prend tout son sens face à une telle situation et surtout une telle irresponsabilité.

Les amis des moulins feraient bien de regarder plus loin que le bout de leur Bief…

Comptez sur ANPER-TOS pour ne pas laisser l’intérêt particulier prendre le pas sur l’intérêt général

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