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Catégorie : Bretagne-Normandie

La Bretagne en première ligne…

La nature n’est pas un jouet. La biodiversité s’effondre.  Les finances publiques plongent.

Rivière Le Sorff
Rivière Le Scorff

Parus dans Ouest France les 14 mai 2020, 23 juillet 2020, et 26 octobre 2020 les articles sur la navigation et l’hydroélectricité dans  la  partie finistérienne du canal de Nantes à Brest ne peuvent qu’interpeller les citoyens électeurs et contribuables soucieux d’économie d’énergie, de développement régional et de biodiversité.
La vigueur économique de la Bretagne existait bien avant le canal de Nantes à Brest. Elle survivra bien après.  

Il serait malhonnête de faire de la profession agricole la seule responsable des dommages environnementaux que subissent les écosystèmes aquatiques depuis plusieurs siècles…

Pour des gains laissés sous silence, à grands frais, aux dépens du contribuable et des trois plus grandes rivières bretonnes, (l’Oust, très peu naviguée en amont de Josselin; le Blavet , également très peu navigué en aval du canal de jonction avec l’Oust et non navigué entre Guerlédan et ce canal de jonction; l’Aulne depuis plusieurs décennies déclassée des voies navigables) depuis deux siècles,  le canal de Nantes à Brest perpétue un giga-désastre écologique :

  • Réchauffement estival de l’eau
  • Disparition des capacités auto-épuratrices et régulatrices de débit
  • Perte de champs d’expansion de crues préjudiciable aux villes riveraines dont Châteaulin et Pontivy
  • Sur-évaporation et perte de débit, risque pathogène (entre autres cyanobactéries, leptospirose…)
  • Prolifération de plantes invasives
  •  Disparition de l’immense  ressource économique et alimentaire que constituaient les poissons migrateurs
  • Amplification des effets du réchauffement climatique.

Ces nuisances qui pèsent sur les rivières affectent la mer elle aussi bien malade. Nous ne pourrons  jamais guérir les  océans sans soigner les fleuves…

De par sa géographie la région Bretagne est en première ligne. Dans le respect de la Loi, à moindre coût, et à grands bénéfices,  il ne tient qu’à ses élu(e)s  de libérer l’Aulne et l’Hyères canalisées et de faire de la Bretagne un exemple pour toute l’Europe.

L’article L214-18 du code de l’environnement exige de laisser un débit minimum aux rivières. Cette exigence prime sur le remplissage des sas d’écluse : assécher une échelle à poissons pour alimenter des turbines hydroélectriques ou pour  écluser  des bateaux constitue un délit prévu et réprimé par l’article L 216-7 du code de l’environnement. De par la Loi le débit réservé aux rivières passe avant  la navigation et l’hydroélectricité.  

En son article L214-17 du code de l’environnement la loi impose la  permanente circulation des poissons migrateurs et le transport suffisant  des  sédiments

Sur le territoire national, en tout temps et en tout lieu, l’article L216-7 du code de l’environnement réprime le délit d’interruption de la circulation des poissons migrateurs.

L’article L214-17 précité ne fait que remplacer : le décret- Loi du 31 janvier 1922, l’ancien article L432-6 du code de l’environnement, et l’arrêté ministériel du 2 janvier 1986.

En son article L215-10 le code de l’environnement prévoit que sans indemnité l’Etat peut révoquer ou modifier un droit d’eau fusse-t-il fondé en titre et imprescriptible.

Dans ses communiqués publiés dans Ouest France, la région Bretagne s’abstient de communiquer des chiffres quantifiant le trafic de bateaux sur l’Aulne sachant qu’un même bateau peut passer plusieurs fois les mêmes écluses. 

En élargissant la surface de l’eau en contact avec l’atmosphère et en ralentissant les écoulements, les barrages réchauffent l’eau, par conséquent  ils aggravent  les effets du dérèglement climatique.

Provoquer le réchauffement de l’eau pour soi-disant lutter contre le réchauffement climatique relève de la pensée “Shadok”.
Fussent- elles propriétaires de maisons éclusières , la quarantaine de ces maisons le long de la partie finistérienne du canal de Nantes à Brest,  (source : Loïg LE CALLONEC dans Ouest France du 23 juillet 2020) regroupées en association, de tierces personnes, n’ont nullement le droit de s’opposer au rétablissement du libre écoulement des eaux et à celui du transport des sédiments.
Elles ont encore moins le droit de prendre en otage la nature et les contribuables (source: Ouest France du 14 mai 2020 page centre Finistère).

Une rivière délivrée des barrages retrouve sa richesse halieutique. Lorsqu’elle fait partie du domaine public, elle permet des activités nautiques et sportives accessibles au plus grand nombre :
canoé ( barrage = danger pour les canoës), baignade et Pêche de loisir comprise. Il est tout à fait possible d’ harmoniser les différents usages récréatifs.

Depuis plusieurs décennies, déclassé des voies navigables, sur moins de 80 km, l’axe Aulne-Hyères  canalisé compte 35 écluses  entre Guily Glaz et Saint Hernin. Si on compte le temps de remplissage des sas d’écluses on peut aller plus vite en marchant sur le halage qu’en navigant.

Avec un si grand nombre d’écluses, l’investissement pour faire avancer les bateaux relève de la gabegie : gaspillage avec l’investissement hydroélectrique censé fournir de l’énergie  aux  bateaux, gaspillage de l’énergie consommée avec des arrêts tous les deux ou trois kilomètres.

La meilleure des échelles à poissons ne remplacera jamais l’absence de barrage.

 Une eau dont la température dépasse les 18°C stoppe la migration des salmonidés, ce qui rend inutile les échelles à poissons que cette eau alimente. Or la loi ne prévoit aucune exception temporaire à l’obligation d’assurer la circulation des poissons migrateurs.

“En ralentissant les écoulements les barrages de navigation provoquent l’ensevelissement des granulats grossiers qui constituent les supports de ponte indispensables aux salmonidés, au chabot, aux lamproies marines. Ces barrages privent donc ces poissons de l’essentiel de leurs  zones de ponte et de croissance que les cours principaux de l’Aulne et de l’Hyères leur offraient avant la construction des seuils.”

Selon Ouest France du 26 octobre 2020, il est prévu pour l’Aulne d’investir 1,8 millions d’euros dans des échelles à poissons pour 6 barrages;

Pourtant, il ne coûte presque rien de démonter les vannes qui se trouvent sur la rive opposée. Cela  est parfaitement compatible avec le maintien du chemin de halage et la préservation du témoignage de  génie civil.

Négligence ou omission volontaire

Tout comme les dépenses relatives à la lutte contre les plantes invasives (concernant à la fois l’Aulne, le Blavet et l’Oust) le coût  d’entretien des échelles à poissons après construction et celui des barrages n’apparaissent pas dans les  articles de Ouest France publiés depuis le 14 mai 2020.Les gains que produit ou pourrait produire le canal de Nantes à Brest en particulier sur l’axe Aulne- Hyères, n’apparaissent nulle part dans ces articles.

Le Ouest France en date du 26 octobre ne précise pas si les 1,8 millions d’euros concernent uniquement la migration des poissons de l’aval vers l’amont ou s’ils prennent aussi en compte la migration de l’amont vers l’aval des géniteurs d’Anguilles et des juvéniles de Saumons.
La préservation de la migration de l’amont vers l’aval a autant d’importance que celle de l’aval vers l’amont. Un smolt (jeune saumon qui part grandir en mer) écaillé meurt de déshydratation en mer (source: Gilles BŒUF dans « Le Saumon Atlantique » IFREMER 1993).

En cas de production hydroélectrique, sans protection de la dévalaison, les échelles destinées à la remontée ne servent qu’à pas grand-chose, si ce n’est à rien  du tout.   

En Europe continentale, la Bretagne est l’un des derniers bastions où le saumon Atlantique parvient à boucler son cycle de vie sans soutien artificiel, cela malgré le canal de Nantes à Brest qui a détruit ou rendu inaccessible ses plus grandes zones de ponte et de croissance à savoir celles qui se trouvent les cours principaux de l’Aulne, de l’Hyères, du Blavet et de l’Oust.

Désormais gestionnaire du domaine public fluvial, la Région Bretagne est la principale responsable de la survie ou de la disparition du saumon Atlantique en Europe continentale.
A moindres frais et à grands bénéfices (écologiques, économiques, protection des personnes, image de marque de la région, attractivité d’une rivière libérée et régénérée ) elle peut sauver le saumon Atlantique mais aussi les Anguilles, les Aloses et les Lamproies marines, poissons dont la loi exige la permanente libre-circulation dans les tronçons classés en liste 1 et 2 depuis l’arrêté du préfet de bassin Loire Bretagne en date du 10 juillet 2012. 

Tous ces poissons mais aussi les Flets et les Mulets, remontent la Loire au moins jusqu’à Nevers, à coût dérisoire,  il serait si  facile de les laisser revenir à Carhaix.

Espèces menacées

MIGRATEURS EN BRETAGNE

ANPER-TOS est représentée au sein du groupe technique en amont du COGEPOMI (Comité de gestion des poissons migrateurs).

Notre rôle en Bretagne est de contribuer à la cohérence des programmes de gestion des espèces menacées et de formuler des propositions pour la protection des migrateurs amphihalins présents sur le territoire du COGEPOMI Loire Bretagne.

ESPECES MENACEES

Tableau récapitulatif des espèces menacées

Anguille européenne : les efforts engagés par la France pour réduire les causes de mortalité et reconstituer le stock ne sont pas à la hauteur.

Pour ce faire, il convient, d’une part, de sensibiliser l’ensemble des acteurs concernés par la reconstitution du stock d’anguilles (pêcheurs professionnels, pêcheurs amateurs, associations de protection des poissons migrateurs, hydrauliciens, agences de l’eau, membres des comités de gestion des poissons migrateurs (COGEPOMI), etc…) et, d’autre part, de préciser le montage et le financement des projets portés par les acteurs.

Un nouvel appel à projets a été lancé du 1/06/2018 au 30/07/2018 afin  de financer la réalisation d’un certain nombre de projets de repeuplement dans six unités de gestion de l’anguille pour la campagne de pêche 2018/2019. Le montant maximal des opérations, sous réserve des disponibilités budgétaires, est fixé à 2 000 000 €.

Ce  budget important est consacré aux projets éligibles en septembre 2018. Les résultats devront démontrer l’efficacité des mesures de restauration des populations de l’anguille européenne dont les effets ne pourront être constatés qu’à long terme à l’horizon de 2020 voire 2022…

SANS PLUS ATTENDRE IL EST URGENT DE PRENDRE DES MESURES CORRECTIVES ET DRASTIQUES SUR LE TERRITOIRE NATIONAL.

(suite…)

Nouvelle Pollution de la Fléche

Communiqué de presse ANPER-TOS BZH

photo de l’Aappma des Abers

Une nouvelle pollution a eu lieu ce 30 août 2018 à 22h10 , commune de  Lanhouarneau sur un cours d’eau , le TROUEN KERNE  qui est un affluent en rive gauche de la Flèche , classé grands migrateurs, touchant également une pisciculture située à Milin ar Zoul.

Énième Pollution

Cette énième pollution depuis 1983,  s’ajoute à la dernière en date du mois d’’avril 2017 et qui a anéanti la population piscicole sur au moins 7 km!

Les aappma de l’Elorn et des Abers avaient décidé d’interdire la pêche afin de restaurer le milieu, autant d’efforts réduits à néant.

Dépôts de plainte

La délégation ANPER -TOS BZH, en accord avec son président a décidé de déposer une première plainte en considérant la récurrence et la gravité des faits de pollutions sur ce bassin versant , déjà très fortement anthropisé par les activités liées à la présence d’élevages intensifs.

Les rejets apparaissent non maîtrisés et l’impact sur l’environnement se révèle dramatique en terme d’écologie sur des bassins ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Écologique Faunistique et Floristique) et sur le plan agronomique faisant l’objet de suivis agro-environnemental scientifique ZAR (zone d’action renforcée).

 

Pour la délégation ANPER-TOS BZH

 

Philippe Germain

Plan Nitrates et déposition des ONG régionales

Programme d’Actions Régional Nitrates

Vous trouverez ci dessous la Consultation du public sur le contenu du Programme d’Actions Régional Nitrates Révision du PAR Bourgogne Franche-Comté Déposition des ONG régionales et du groupe Bretagne.

 

Directive Eau 2015

En effet l’Etat est soumis à l’obligation de résultat de la directive Eau 2015. C’est dans ce cadre que nous plaçons cette démarche. ( voir la suite)

Photos de la loire France3 région et côte Bretonne France TV Infos

Déposition Anper-TOS Bretagne

Voir aussi la déposition du groupe Anper-TOS Bretagne à cette consultation (voir document)