Catégorie : Basse Normandie

GROUPE LOCAL BASSE NORMANDIE:  Mr John PHILIPPOT

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Les récolteurs d’ANPER

Présentation du projet « Les récolteurs d’ANPER »

Chaque année, 10 millions de tonnes de déchets sont déversées dans nos océans. 80% de ces déchets proviennent des terres et notamment des rivières qui accumulent tout leur long les déchets jetés.
De plus en plus d’initiatives citoyennes et associatives s’emparent de ce problème et participent à la réduction de production de déchets, au tri de ces derniers ou encore au nettoyage d’espaces naturels comme les plages.

ANPER-TOS a décidé de s’emparer à son tour du sujet afin de lutter contre la pollution des eaux et participer ainsi à la réduction des déchets en amont des océans.

Pour ce faire, l’Association souhaite s’inspirer des bacs à marée créés par la SCIC Taho’é éco-organisation.
Des bacs ont été mis en place à l’entrée de certaines plages afin « d’optimiser avec l’aide de la participation volontaire citoyenne le collectage des plastiques échoués le long du littoral ». Les données récoltées serviront ensuite d’indicateurs de l’état écologique du littoral.
Leur site : https://bacamaree.fr).

Des récolteurs en bord de rivière

Parallèlement à cela, ANPER-TOS va mettre en place un système de récolteurs de déchets en bord de rivières. Ces derniers seront disposés sur plusieurs kilomètres le long d’une rivière et permettront aux personnes se promenant de ramasser les déchets qu’ils trouvent et de les y déposer. Les déchets récoltés seront prélevés une fois par mois par l’Association afin de les quantifier, de les analyser et, in fine, de les traiter.

Prototype de récolteur a Sainte-Suzanne -sur-Vire
Prototype de récolteur à Sainte Suzanne sur Vire

De plus, à des fins de sensibilisation du public, le récolteur disposera sur son couvercle d’une affichette descriptive d’une espèce animale ou végétale vivant dans, sur ou à côté de la rivière adjacente.
Enfin, des interventions en milieu scolaire permettront de compléter ce processus à travers la présentation du fonctionnement de la rivière, des espèces animales et végétales qui y vivent et un nettoyage de berges (les déchets ramassés seraient bien-sûr comptabilisés dans le projet de récolteurs).

Récolteur saumon, récolteur triton, récolteur martin-pêcheur … Personne physique ou morale, vous pouvez devenir leur parrain ! 

En effet, chaque récolteur peut être parrainé pour un minimum de 10€ (sur lesquels sera appliquée une réduction fiscale).
En devenant parrain, vous pourrez, si vous le souhaitez, voir votre nom ou logo affiché sur votre récolteur et surtout, recevoir tous les mois le récapitulatif des déchets qui y sont récoltés. Un joli geste en faveur de la dépollution de nos cours d’eau
. » 

Ecrevisse et interdiction

ANPER sur la même longueur d’onde que le préfet de la Manche

En décembre dernier, notre délégation régionale parcourait le projet d’arrêté préfectoral relatif à l’exercice de la pêche  en eau douce sur le département de la Manche. Inquiète de la possibilité donnée aux pêcheurs d’écrevisses, nous avons alerté le préfet des risques inhérents à cette pêche.
Cette ouverture généralisée incite certaines personnes à transporter et introduire ces écrevisses exogènes ailleurs pour pouvoir les pêcher au plus près de chez elles, comme l’atteste, par exemple, la dissémination de l’espèce en amont et en aval des barrages de la Sélune et à partir du foyer originel d’introduction qui est la rivière la Gance.
Or, le règlement UE n°1143/2014 (…) impose que les états membres prennent toutes les mesures nécessaires pour prévenir l’introduction ou la propagation d’espèces exotiques envahissantes et parmi les 49 espèces sur la liste de la commission européenne on retrouve justement l’écrevisse américaine, l’écrevisse de Californie et l’écrevisse de Louisiane.

Les différentes espèces d’écrevisses

Une interdiction de pêche permanente

Nous rappelions le potentiel reproducteur bien supérieur et la grande agressivité de ces écrevisses exotiques et le fait qu’elles peuvent être porteuses d’un champignon responsable de la peste des écrevisses.

Nous demandions, comme cela se fait déjà dans le Calvados, l’interdiction permanente de pêcher toutes les espèces d’écrevisses dans les eaux de 1ère catégorie et certaines de 2ième catégorie.

Le préfet a rendu public fin janvier son arrêté et il est allé dans le sens de nos demandes en interdisant en permanence toute pêche à l’écrevisse et dans tout le département quel que soit la catégorie des rivières.

Espérons que cela suffira protéger notre écrevisse à pieds blancs en état de disparition dans notre beau département de la Manche.