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Catégorie : Autres sujets

Soutien aux Agents de l’OFB

ANPER apporte son soutien aux agents de l’Office Français de la Biodiversité

L’Office français de la biodiversité (OFB) est un acteur essentiel dans la préservation de notre environnement, placé sous la tutelle du ministère de la Transition écologique. Sa mission ? Protéger et restaurer la biodiversité partout en France, qu’il s’agisse du territoire métropolitain ou des régions d’outre-mer.

Concrètement, l’OFB intervient sur le terrain, aux côtés des acteurs publics, privés et associatifs, pour protéger les espèces et les écosystèmes. Il joue également un rôle crucial dans la surveillance et dans l’apport de connaissances sur l’état de la biodiversité, en réalisant des suivis réguliers des espèces menacées et des milieux dégradés. En cette période de crise écologique, l’OFB apporte aussi son expertise technique aux décideurs publics sur des sujets comme l’aménagement de territoire, afin que leurs décisions considèrent au mieux les enjeux environnementaux actuels

Mais l’OFB n’est pas seulement un observateur : il est aussi un acteur direct de la gestion et de la restauration des espaces naturels protégés, véritables trésors de notre patrimoine. Au quotidien, les agents de l’OFB sont les véritables gardiens de la biodiversité. Leur travail est d’autant plus crucial à une époque où les menaces pesant sur la nature ne cessent de croître. Pourtant, leur action est souvent mise à mal par des politiques qui semblent déconnectées des réalités du terrain.

L’ANPER-TOS réaffirme son soutien aux policiers de l’environnement et reste à leurs côtés pour qu’ils puissent mener à bien leurs missions. Nous appelons les décideurs politiques à prendre des décisions réfléchies, en phase avec les véritables besoins de notre nature. Il est urgent que la politique prenne en compte les enjeux écologiques de demain, afin de préserver ce que nous avons de plus précieux : notre biodiversité.
Si vous souhaitez en apprendre plus sur l’OFB et sur leurs différents rôles : https://www.ofb.gouv.fr

Inventaire des Moules d’eau douce en France

Moules d’eau douce ou Naïades

-Pourquoi les moules d’eau douce disparaissent ?
Les moules sont des espèces animales filtreuses, elles sont donc très sensibles
aux changements de la qualité de l’eau. Ces changements peuvent être dû au
réchauffement climatique (épisodes de sécheresse de plus en plus fréquents)
ou bien aux activités humaines (pollution physique et chimique, aménagement
des cours d’eau).

-Pourquoi faire un inventaire des moules d’eau douce ?
Rémi Bourru, un hydrobiologiste spécialisé dans l’étude des milieux
aquatiques d’eau douce explique : “Moins séduisantes au premier coup d’œil
que l’écureuil roux ou le rollier d’Europe, ces bestioles enfouies dans les sédiments
retiennent peu l’attention et disparaissent aujourd’hui dans l’ignorance
collective.”
En effet, on leur apporte peu d’intérêt, or, les moules d’eau douces ont une
grande importance écologique dans nos cours d’eau. Ce sont des espèces très
importantes pour la vie et la santé d’un cours d’eau car elles vont se nourrir en
filtrant l’eau pour y piéger des microorganismes ou bien des algues. Cette
filtration permet à l’eau de rester claire et de ne pas se faire coloniser par des
algues. Il est donc important de les conserver car plus on trouve de moules
dans un cours d’eau, plus celui-ci est sain.
“C’est important de les protéger, car elles filtrent l’eau et contribuent à réduire
la pollution. Une moule, ça filtre 40 litres d’eau par jour.” (RTLfr)
Comme évoqué précédemment, les moules sont des organismes filtreurs et très
sensibles à la qualité des cours d’eau. Faire un inventaire des moules nous
permettrait donc de déterminer la qualité des cours d’eau en termes de
pollution.

– Protocole :

Choisissez une portion de rivière de faible profondeur accessible à pied, et
de faible courant (en dehors d’une période d’orage).
Tout d’abord, quelques règles pour préserver l’environnement qui vous
entoure :

– Veillez à ne marcher dans la rivière que lorsque c’est nécessaire (relevés)
– Veillez à reposer les moules que vous photographiez au même endroit où
vous les avez trouvés.
– Veillez à être délicat lors de vos manipulations.

1-Prenez votre téléphone ou appareil photo.
2-Photographiez les moules que vous observez, qu’elles soient vivantes ou
vides en indiquant les coordonnées GPS, la date, l’heure et le cours d’eau
pour chaque observation.
3-Partagez nous vos observations par mail à president@anper-tos.fr

OU déterminez par vous-même les espèces que vous avez observées et partagez-nous vos résultats.

Petit exemple: sur la photo suivante on observe 3 espèces différentes de moules d’eau douce dans une portion de l’Orne :
1-(à gauche) Mulette méridionale
2-(au centre) Moule zébrée
3-(à droite) Corbicule asiatique

Démission du Bureau de l’AUPRA

Le cormoran n’a pas seulement un impact sur les poissons eux-mêmes, mais aussi malheureusement sur les gens qui s’investissent dans la gestion et la préservation des milieux aquatiques. 

Fin avril l’ensemble du bureau l’AUPRA (Active union des pêcheurs de la rivière d’Ain) gérant les 35 km de l’aval de la rivière d’Ain entre Varambon et le Rhône, a ainsi démissionné. 

Un gâchis monumental puisque il y avait là une équipe passionnée et investie qui a su pendant des décennies (Mr Rajon le président était là depuis 40 ans) relever tous les défis pour préserver un des plus beaux parcours de France. 

Entre les épisodes de sécheresse et les éclusées dévastatrices du barrage d’Allement, il ont su batailler pour contraindre EDF à accepter des compromis. Et aujourd’hui, c’est le cormoran qui vient mettre fin à ce bel engagement. 

Le ras le bol et l’écœurement face à l’arrêt de l’autorisation des tirs de régulation, alors que la population d’ombres de la rivière était revenu à un bon niveau. 

On ne peut qu’espérer que cette démission attire un peu plus l’attention des décideurs et autres politiques face à une situation intenable et déconnectée de la réalité de ce qu’il se passe dans nos rivières. De notre coté , nous avons mis en ligne une pétition qui sera bientôt envoyée au premier ministre.

Jean -Baptiste Renault administrateur