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Protocole OMIR

Évaluer la qualité de l’eau de la rivière en étudiant les organismes macro-invertébrés

Présentation

Les macroinvertébrés benthiques d’eau douce (ou dulcicoles) font partie du benthos, c’est-à-dire qu’ils vivent au fond (benthique) des ruisseaux, des lacs, et des marais etc… Ce sont des organismes que l’on peut voir à l’œil nu car ils mesurent plus de 0,5mm. Il s’agit surtout d’insectes sous la forme de larves et de nymphes mais aussi de vers, de mollusques et de crustacés.

Ils sont en fait de bons indicateurs de la qualité de l’eau d’une rivière. En effet, ce sont des organismes qui se déplacent peu, et cette sédentarité leur empêche de fuir toute forme de pollution. De plus, ils possèdent des sensibilités variables à la pollution et peuvent ainsi indiquer les conséquences d’une pollution, ponctuelle ou continue. Les macroinvertébrés sont ainsi considérés comme sensibles, moyens ou tolérants face à une perturbation.

A titre d’exemple, une rivière présente des problèmes de qualité de l’eau si l’on retrouve uniquement les macroinvertébrés les plus tolérants, tels que les annélides, ou les diptères (chironomes). En fait, ces organismes sont capables de bioaccumuler les pollutions et de survivre à la plupart d’entre elles. A contrario, une rivière abritant des organismes plus sensibles comme les éphémères, plécoptères et trichoptères sera synonyme de bon état écologique de l’eau.

Le protocole proposé OMIR
Observation des MacroInvertébrés de Rivière

proposé permettra ainsi au grand public de découvrir au travers d’un protocole de niveau I ou II, la faune benthique des cours d’eau et d’évaluer sa qualité, en récoltant et identifiant des macroinvertébrés. Il sera également possible de faire découvrir cette faune aquatique via un protocole plus simplifié de découverte des macroinvertébrés destiné aux enfants.

A savoir cependant que chacun de ces groupes d’organismes possède des espèces plus ou moins tolérantes. Ainsi, selon le classement taxonomique, la détermination jusqu’à l’Ordre pour cet outil, permet d’apprécier globalement la qualité de l’eau de la rivière. Mais une détermination plus précise, jusqu’à la Famille, comme c’est le cas pour l’IBGN (Indice Biologique Global Normalisé), permettra une plus grande précision.

Exemple pour le chien et l’éphémère

Le contenu du protocole

Le principe repose donc sur le prélèvement des organismes macroinvertébrés d’une portion de rivière.

La première étape consiste à définir à quoi ressemble le cours d’eau; pour cela il faut évaluer la présence et la position de différents habitats (où peuvent vivre les macroinvertébrés) sur le terrain :

A savoir que les organismes sont plus susceptibles de vivre sur des végétaux et cailloux immergés que sur des substrats artificiels (créés par l’Homme) comme des dalles ou des blocs de béton. Il faut alors schématiser la portion étudiée en indiquant la localisation de ces habitats. Il faut ensuite choisir où seront réalisés les prélèvements dans la rivière : Il faut préconiser les habitats les plus présents, et non ceux les plus biogènes (susceptibles d’abriter le plus d’organismes).

Ensuite vient la phase de prélèvement des macroinvertébrés : A l’aide de filets confectionnés avec un collant et deux morceaux de bois, il faut ramasser et récupérer les organismes au sein des 4 habitats les plus présents. Les macroinvertébrés récupérés pourront alors être transvasés dans un seau pour réaliser le tri et l’identification.

Lors de cette dernière étape de tri et d’identification, il est réalisé la différenciation entre les organismes plus ou moins tolérants et leur dénombrement. La fiche Résultats permettra au volontaire d’obtenir une appréciation (allant de 0 à 17) de la qualité de l’eau de rivière qu’il a échantillonnée.

Cet outil de sciences participatives créé par une stagiaire de l’association sera mis à disposition du grand public courant été 2021.