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Participez aux consultations publiques

pour vous impliquer un peu plus dans les stratégies locales de gestion de l’eau.

Les différentes Agences de l’eau françaises ont lancé une campagne de consultation du public depuis quelques mois maintenant.

Il vous est proposé de vous prononcer sur deux sujets :

  • le projet de Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE)
  • le plan de gestion des risques d’inondation (PGRI)

Ces différents documents seront adoptés début 2022 et mis en œuvre de 2022 à 2027.
Le bon état des masses d’eau dépendent, entre autres, de ces documents. Il est donc important que vous vous exprimiez.

  • Agence de l’eau Bassin Seine-Normandie: vous avez jusqu’au 31 juillet 2021 pour participer et vous trouverez toutes les informations ICI
  • Agence de l’eau Loire-Bretagne : vous pouvez cliquer ICI. Vous avez jusqu’au 1er septembre 2021 pour vous prononcer.
  • Agence de l’eau Rhône-Méditerannée-Corse : vous pouvez cliquer ICI. Pour la Corse : la consultation sera fermée le 15 août pour le SDAGE et le 1er septembre 2021 pour le PGRI. Pour le Rhône-Méditerannée : la consultation sera fermée le 1er septembre 2021.
  • Agence de l’eau Rhin-Meuse,  vous trouverez toutes les informations ICI: Vous avez jusqu’au 1er septembre 2021 pour vous exprimer.
  • Agence de l’eau Bassin Adour-Garonne , vous pouvez cliquer ICI :Vous avez jusqu’au 1er septembre 2021 pour vous exprimer.
  • Et Agence de l’eau Bassin Artois-Picardie, en cliquant également ICI et dont la consultation fermera le 1er septembre 2021.

 Vous ne savez pas de quelle Agence de l’eau vous dépendez ?
Rendez-vous sur le site.

Vers un nouveau cadeau du Gouvernement à la petite hydraulique ?

Par Jacques PULOU

Le Gouvernement (et pas que celui-là) est depuis longtemps en difficulté face à la petite hydraulique

Construction d’une Microcentrale sur la Louge ( 31)
  • la DGEC, les hydro-électriciens sérieux et les économistes spécialistes de l’énergie savent que le gisement est faible et que son coût est élevé pour le budget de l’État, ces projets étant fortement subventionnés de 2 à 3 M€/MW environ pour les installations de puissance installée supérieures à 1MW sans doute le double pour des installations moins puissante : en 2019 les subventions publiques à la petite hydraulique se sont élevées à près de 500M€ (Source CRE)!.
  • la DEB (Direction de l’Eau et de la Biodiversité : il s’agit d’une des directions du Ministère de l’écologie. Il y a la DGEC, une autre est la DGALN sous laquelle on trouve la DEB), très inquiète des impacts de la petite hydraulique sur les cours d’eau et des difficultés pour ces derniers d’atteindre le bon état DCE en 2027, a réussi à s’entendre avec la DGEC sur ce point. 

Cet alignement des services du Ministère fait que, sauf pression du Ministre (on a vu ce que cela donnait avec Ségolène Royal) le Ministère est assez réservé sur la petite hydraulique, ce qui donne des phrases assassines comme par exemple dans la PPE de 2020 :

“Compte tenu de leur coût plus élevé et de leur bénéfice moins important pour le système électrique au regard de leur impact environnemental, le développement de nouveaux projets (hydroélectriques) de faible puissance doit être évité sur les sites présentant une sensibilité environnementale particulière. »

Parallèlement les usiniers de la petite hydraulique ont convaincu nombre de maires de communes que la petite hydraulique pouvait être une mine d’or pour leur communes, souvent situées en montagne et dotée de faibles revenus.
De ce fait, ces derniers font le siège des députés et des sénateurs pour faciliter la petite hydraulique en avançant surtout l’argument de la réduction des émissions de gaz à effet de serre (qui est plus présentable que leur intérêt financier) même si de tels investissements ont un très mauvais rendement sur ce chapitre-là comparé, par exemple, aux économies d’énergie, en particulier dans l’habitat.

A cela il faut ajouter un autre fait : Les appels d’offre petite hydraulique ont de moins en moins de succès et il y a aussi une montée de la contestation et des contentieux. Le diagnostic du Ministère est que les usiniers ne déposent pas de « bons projets aux bons endroits » (cela vient de la logique des appels d’offre petite hydraulique que nous avons dénoncés : les usiniers choisissent les sites et ces sites sont souvent des sites sensibles).
De plus les projets en liste 1 se multiplient depuis l’annulation de l’article 1er du décret du 3 aout 2019 par le Conseil d’État. En plus les projets ont souvent besoin pour passer de faire reconnaitre leur « intérêt public majeur » devant les tribunaux voire parfois carrément une Déclaration d’Utilité Publique (DUP) car il y a souvent nécessité d’expropriation, soit du fait de l’opposition de certains propriétaires soit parce que les ayant droits ne sont pas connus et que leur accord pour passer sur leurs terrains ne peut être recueilli.

Cette véritable prise en ciseaux des services du Ministère conduit à une position exprimée en filigrane d’une note diffusée aux députés en anticipation aux débats du 7 avril 2021 :

Les Nouvelles Juridiques

VICHY

Le mois a commencé fort avec l’enquête publique à propos de la construction de la microcentrale hydroélectrique à Vichy (03).

Projet Microcentrale de Vichy

En conclusion, l’ANPER a mis en avant plusieurs arguments :

Nous réclamons l’ouverture totale de l’ouvrage au milieu de la période migratoire, soit dans une période comprise entre la fin de l’hiver et le début de l’été et a minima, selon évaluation des scientifiques compétents. Il est crucial que l’impact de l’ouvrage soit nul et dans une telle configuration les adultes montant comme les juvéniles descendants à la même époque en tireraient le plus grand bénéfice.

– Aucune autre solution énergétique de remplacement ne semble avoir été étudiée, ce qui semble contraire à la doctrine ERC (Eviter, Réduire, Compenser).

– Un renversement de valeurs inacceptable consistant à faire volontairement la confusion entre « renouvelable » et « durable » a été faite.

– On observe une tendance observée dans les pays abritant des stocks de salmonidés migrateurs, tant en Atlantique que dans le Pacifique, à vouloir araser et supprimer les barrages. Les résultats sont salutaires (parmi les plus spectaculaires et entre autres : Penobscot, état de Maine, Elwha état de Washington, Mörrum en Suède, Hiitololanjoki en Finlande, Sélune en France), on est parfaitement en droit d’en attendre autant sur l’Allier, la variété de saumon atlantique ‘’Souche Allier’’ étant génétiquement unique et donc irremplaçable.

– Le design du projet ne semble pas avoir fait l’objet d’études plus approfondies quant à d’autres possibilités d’aménagement des dispositifs de franchissement afin de garantir leur réelle optimisation d’une part, et sur les lacunes que nous avons soulevées ci-dessus d’autre part.

L’enquête publique est maintenant close mais vous pouvez suivre les avancées du dossier en cliquant sur ce lien : https://www.registredemat.fr/hydro-vichy/documents

ET AILLEURS

Par la suite, nous avons été avertis de plusieurs pollutions importantes et pour lesquelles nous souhaitons réagir :

– Le 19 mars : une fosse à lisiers a cédé entraînant ainsi un fort rejet toxique dans la Laize (Calvados). Ce rejet a provoqué la mort de dizaines de kilos de poissons souches.

– Le 20 mars, un rejet de produits dangereux a eu lieu à cause d’une fuite lors d’une vidange d’un bac de traitement de bois. Le cours d’eau touché est la Sénouire (Haute-Loire).

– Le 2 avril, une fuite de lisiers provenant d’une exploitation industrielle de porc a provoqué une forte pollution sur la Penzé (Finistère). Des dizaines de poissons devant assurer la continuité des espèces touchées, ont été retrouvés morts.

Ces affaires sont donc en cours de traitement par notre association.

Protocole OMIR

Évaluer la qualité de l’eau de la rivière en étudiant les organismes macro-invertébrés

Présentation

Les macroinvertébrés benthiques d’eau douce (ou dulcicoles) font partie du benthos, c’est-à-dire qu’ils vivent au fond (benthique) des ruisseaux, des lacs, et des marais etc… Ce sont des organismes que l’on peut voir à l’œil nu car ils mesurent plus de 0,5mm. Il s’agit surtout d’insectes sous la forme de larves et de nymphes mais aussi de vers, de mollusques et de crustacés.

Ils sont en fait de bons indicateurs de la qualité de l’eau d’une rivière. En effet, ce sont des organismes qui se déplacent peu, et cette sédentarité leur empêche de fuir toute forme de pollution. De plus, ils possèdent des sensibilités variables à la pollution et peuvent ainsi indiquer les conséquences d’une pollution, ponctuelle ou continue. Les macroinvertébrés sont ainsi considérés comme sensibles, moyens ou tolérants face à une perturbation.

A titre d’exemple, une rivière présente des problèmes de qualité de l’eau si l’on retrouve uniquement les macroinvertébrés les plus tolérants, tels que les annélides, ou les diptères (chironomes). En fait, ces organismes sont capables de bioaccumuler les pollutions et de survivre à la plupart d’entre elles. A contrario, une rivière abritant des organismes plus sensibles comme les éphémères, plécoptères et trichoptères sera synonyme de bon état écologique de l’eau.

Le protocole proposé OMIR
Observation des MacroInvertébrés de Rivière

proposé permettra ainsi au grand public de découvrir au travers d’un protocole de niveau I ou II, la faune benthique des cours d’eau et d’évaluer sa qualité, en récoltant et identifiant des macroinvertébrés. Il sera également possible de faire découvrir cette faune aquatique via un protocole plus simplifié de découverte des macroinvertébrés destiné aux enfants.

A savoir cependant que chacun de ces groupes d’organismes possède des espèces plus ou moins tolérantes. Ainsi, selon le classement taxonomique, la détermination jusqu’à l’Ordre pour cet outil, permet d’apprécier globalement la qualité de l’eau de la rivière. Mais une détermination plus précise, jusqu’à la Famille, comme c’est le cas pour l’IBGN (Indice Biologique Global Normalisé), permettra une plus grande précision.

Exemple pour le chien et l’éphémère

Le contenu du protocole

Le principe repose donc sur le prélèvement des organismes macroinvertébrés d’une portion de rivière.

La première étape consiste à définir à quoi ressemble le cours d’eau; pour cela il faut évaluer la présence et la position de différents habitats (où peuvent vivre les macroinvertébrés) sur le terrain :

A savoir que les organismes sont plus susceptibles de vivre sur des végétaux et cailloux immergés que sur des substrats artificiels (créés par l’Homme) comme des dalles ou des blocs de béton. Il faut alors schématiser la portion étudiée en indiquant la localisation de ces habitats. Il faut ensuite choisir où seront réalisés les prélèvements dans la rivière : Il faut préconiser les habitats les plus présents, et non ceux les plus biogènes (susceptibles d’abriter le plus d’organismes).

Ensuite vient la phase de prélèvement des macroinvertébrés : A l’aide de filets confectionnés avec un collant et deux morceaux de bois, il faut ramasser et récupérer les organismes au sein des 4 habitats les plus présents. Les macroinvertébrés récupérés pourront alors être transvasés dans un seau pour réaliser le tri et l’identification.

Lors de cette dernière étape de tri et d’identification, il est réalisé la différenciation entre les organismes plus ou moins tolérants et leur dénombrement. La fiche Résultats permettra au volontaire d’obtenir une appréciation (allant de 0 à 17) de la qualité de l’eau de rivière qu’il a échantillonnée.

Cet outil de sciences participatives créé par une stagiaire de l’association sera mis à disposition du grand public courant été 2021.

Les récolteurs deviennent des “bacs à rives”

Depuis maintenant un an, ANPER développe en Normandie, et plus particulièrement dans la Manche, le projet des récolteurs qui consiste à installer le long de certains cours d’eau des bacs permettant aux personnes qui se promènent d’y déposer les déchets qu’elles trouvent par terre.

En parallèle de cette base de données, le projet nous permet de sensibiliser les plus jeunes puisque l’ANPER propose aux écoles adjacentes aux récolteurs installés de faire une intervention auprès de leurs élèves afin de leur expliquer le cycle de l’eau, le fonctionnement d’une rivière et l’intérêt du projet des récolteurs.Pour le développement de ce projet dans la Manche, nous avons multiplié les partenaires. Le conseil départemental manchois nous a grandement supporté et fait parti des acteurs avec qui nous partageons nos données. Nous sommes également en contact avec des collèges, des associations locales (Marigny Je t’aime, l’AAPPM de Saint-Lô), des entreprises (Eco Megot, Casamer …) qui nous aident à fabriquer les récolteurs et à valoriser les déchets …

Un bac à rives.

Aujourd’hui, une soixantaine de récolteurs sont installés dans la Manche (et 20 supplémentaires seront installés d’ici la fin du printemps).

En 2021-2022, nous avons pour objectif d’étendre ce projet au reste de la Normandie en installant 30 récolteurs par département normand. Pour cette nouvelle aventure, de nouveaux partenariats sont en cours de création. Parmi eux, la société Vitamont, la fondation Gecina, l’Agence de l’Eau bassin Seine-Normandie, des associations locales, des établissements scolaires ou d’aide aux personnes handicapées …

En plus d’être un projet à visée environnementale, le projet des récolteurs a pour objectif d’être fédérateur et d’intégrer le plus grand nombre de personnes à sa mise en place.

Récemment, un nouveau partenariat s’est développé en dehors de la Normandie. En effet, après plusieurs échanges entre ANPER, la SCIC TEO (basée à La Rochelle), l’association Environat (Charente-Maritime) et l’association Perennis (Charente), un nouveau collectif s’est créé.

Ces trois entités et ANPER ont mis en place le collectif des bacs à rives charentais afin de mettre en place des récolteurs de déchets le long de la Charente (le fleuve).

Pourquoi bacs à rives ? Pour faire écho aux bacs à marée que l’on retrouve maintenant un peu partout en France et qui ont initialement été imaginés par la SCIC TEO. Afin de faire le lien entre ces bacs à marée qui permettent de dépolluer les plages et les récolteurs qui sont situés en amont, les récolteurs ont été renommés bacs à rives.

Membres du collectifs :

Anper et Surfrider

ANPER soutient le projet Plastic Origins mis en place par Surfrider

Qui : Surfrider

Quoi : signaler détecter les déchets observés le long des cours d’eau

Quand : sur votre temps libre

Pourquoi : cartographier la pollution plastique des fleuves et rivières d’Europe

Comment : grâce à l’application Plastic Origins et vos yeux

Lorsque vous vous promenez à pied près d’un cours d’eau, que vous pêchez ou que vous sortez votre kayak pour une balade aquatique, repérez les déchets présents sur les berges et dans l’eau.

Grâce à l’application Plastic Origins, développée par Surfrider, vous aurez alors la possibilité de les signaler manuellement.

Si cela vous intéresse, vous pouvez :

Attention : Surfrider précise bien qu’ils ne pourront être tenus responsables en cas d’accident, de perte ou de dégradation de votre matériel.

– Vous rendre sur le site du projet www.plasticorigins.eu
– Télécharger l’application pour votre téléphone sur ce site
– Commencer à arpenter votre environnement pour signaler les déchets que vous y trouvez !

Pour ceux qui n’auraient pas de temps à perdre, il est également possible de filmer la berge : un algorithme d’intelligence détectera et comptabilisera les déchets pour vous.

Mieux connaître la pollution des cours d’eau permet ensuite d’agir localement afin de remédier par exemple à certains dépôts sauvages, mais est également utile pour sensibiliser les décideurs publics.