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Poste à Pourvoir

« Vous êtes un/e juriste spécialisé(e) en droit de l’environnement et, en particulier, en droit de l’eau ? »

Il est à pourvoir à partir du 1er novembre 2022 (entretien courant septembre/octobre) !

L’ANPER-TOS recherche un/e juriste pour un CDD de 6 mois renouvelable débouchant potentiellement sur un CDI.

  • Temps plein (35h), possibles actions durant le week-end.
  • Poste basé à Sainte-Suzanne-sur-Vire (Manche, 50), dans les locaux du groupe local Normandie, possibilité de télétravail sur une partie du temps.
  • Salaire selon la grille de la convention collective ECLAT

Vous pouvez également nous contacter par mail pour envoyer votre CV et lettre de motivation

Date limite pour l’envoi des candidatures : 15 septembre 2022.

Pour voir notre fiche de poste, c’est ICI

Canicules à répétition

Vagues de chaleur estivale : une évolution climatique en cours :

Quelles réponses des systèmes aquatiques ?

par Jean Pierre Hérold

La série est longue : encore une fois en 2022 et déjà au mois de juin,  des températures exceptionnellement élevées sont enregistrées , dépassant les 30°C . Des flux d’air chaud d’origine africaine envahissent l’ouest de l’Europe. Très peu de pluies depuis des semaines, soit 20% des précipitations par rapport aux moyennes pluriannuelles. Les effets sur les milieux naturels sont visibles.

  Les étiages des cours d’eau du Jura géographique sont sévères avec des débits très réduits accompagnés des proliférations d’algues et de végétaux de surface. Grâce à l’ensoleillement  intense leur développement est explosif au niveau du réseaux des vallées aval, mais impacte aussi les  fonds des rivières du réseau amont qui sont envahis et colmatés là où les courants réduits subissent des réchauffements exceptionnels. 

Ce sont les mêmes évènements connus en 2019 après 2018 et 2017, 2011,  et surtout 2003, année de canicule historique.

 Voici une répétition de phénomènes météorologiques qui traduisent, d’après les climatologues (Bichet et coll. 2015) une augmentation dans le long terme des températures moyennes régionales. Celles-ci ont des conséquences mesurables sur les débits moyens mensuels des rivières de Franche-Comté consultables en ligne sur le site Hydroreel, le serveur de données hydrométriques en temps réel et en archives depuis les années 50.

En 2018, de la mi-juin jusqu’à la fin octobre, les rares précipitations orageuses ont représenté souvent moins du dixième du volume moyen des pluies selon les secteurs concernés dans notre département. En 2019, dès le 5 juillet l’alerte sécheresse a été déclenchée par la Préfecture du Doubs. Fin août les restrictions d’usage de l’eau étaient toujours en cours.

Durant la même période, les températures, aussi bien diurnes que nocturnes, ont atteint des records sur des durées importantes, et en 2019 des valeurs supérieures à 35 °C ont été quotidiennes pendant plus d’une semaine au mois de juin, une situation tout à fait inédite, qui se reproduit en 2022.

Les effets de ces amplitudes thermiques sur le régime des cours d’eau sont plus marqués encore que ceux de l’année de la canicule historique 2003.

Lire la suite : ICI

Manifestation à ANGLET

Un petit retour en image sur la manif du 9 juillet. Environ 200 personnes ont défilé l’après-midi pour dénoncer la pêche au filet dérivant. Malgré l’air marin, nous avons eu très chaud. La marche s’est déroulée sans encombre tout le long du trajet accordé par la préfecture et encadré par les forces de l’ordre.

Les représentants de chaque association, dont ANPER TOS Pyrénées, ont pris la parole pour dénoncer les carences de l’État.

En effet,  la responsabilité de l’État et de ses services départementaux est engagée lorsqu’ils  vont à l’encontre d’une décision de justice en continuant à laisser pêcher des espèces menacées comme le saumon mais aussi plus largement la lamproie et l’alose.

 Sont visés; la DREAL de Nouvelle Aquitaine , mais aussi, les Préfets des Landes et des Pyrénées-Atlantiques, qui refusent de faire appliquer aux pêcheurs concernés la décision d’interdiction survenue le 9 juillet 2021 et confirmée le 22 avril 2022 par le tribunal administratif de Pau.

L’État est-il au-dessus des lois ? Un bel exemple à ne pas suivre en tout cas!

La France est le dernier pays européen où l’on pratique des pêches d’interception des poissons migrateurs aux filets dans les estuaires sans prendre en considération l’état réel des stocks. Ces derniers doivent être soumis à évaluation avant de décider de tout prélèvement. De plus, la France ignore délibérément la réglementation Natura 2000 qui proscrit les prélèvements des espèces d’intérêt communautaire dans ces zones.

Il est grand temps que des mesures soient prises afin que l’on assure l’avenir des poissons migrateurs de notre pays et que l’on préserve également les couloirs de migration le long des côtes françaises.

Nouvelles Juridiques

  • Fromageries Monnin et Perrin (Doubs, 25) : les procès de ces deux fromageries, pour pollution par rejets, ont eu lieu le 3 juin 2022 et leurs débouchés sont plutôt positives. Pour la fromagerie Monnin : le délibéré sera énoncé en juillet 2022 et suite à cela, notre association pourra décider des dommages et intérêts qu’elle demande. Pour la fromagerie Perrin : le juge semble prendre nos réclamations à la hauteur du délit commis puisqu’il a condamné la fromagerie pour délit de pollution à une somme de 30 000 € d’amende dont 20 000 € avec sursis. De plus, sur le plan civil, l’audience est renvoyée à février 2023 nous permettant ainsi de prendre connaissance de tous les éléments du dossier et d’en déduire les dommages et intérêts concordants.
  • Pollution de la Laize (Calvados, 14) : en mars 2021, la Laize a été polluée par un rejet de lisier. Des milliers de poissons ont été ramassés morts sur le fond du cours d’eau et sur les berges … L’audience de cette affaire a lieu début septembre.
  • SARL Négrini (Landes, 40) : un exploitant agricole gère les déchets et effluents agricoles en infraction avec la législation ICPE. La négligence dont il a fait preuve dans la gestion des déchets a occasionné une pollution aux hydrocarbures des eaux de la rivière MIDOU. Initialement, le tribunal de Mont-de-Marsan n’avait pas retenu l’infraction de rejets en douce. Notre association s’en est mêlée et, à l’audience a eu lieu le 21 juin, l’accusé a été reconnu coupable de ce délit.
  • Arrêté cadre sécheresse (Cher, 18) : suite à la publication de l’arrêté cadre sécheresse 2022 , notre association et l’AAPPMA Truite de Sainte-Solange ont décidé de faire un recours administratif et d’expliquer au juge que de telles mesures ne sont plus soutenables aujourd’hui. Nous mettons notamment en avant que les seuils de crise et d’alerte définis par la préfecture ne permette pas d’assurer une gestion équilibrée de la ressource en eau.

Le projet à VEL’EAU

Édition sur la Vire

Notre association  a organisé la première édition de son projet «A vél’eau» : le but de ce projet est de sensibiliser le public, et plus précisément les personnes côtoyant les bords de cours d’eau, aux problématiques liées à l’eau. Ainsi, en se promenant à vélo ou à pied le long des cours d’eau, nous interpellons les marcheurs, les cyclistes, etc, pour leur proposer de discuter de 3 problématiques liées à la ressource de l’eau : sa qualité, les problèmes de quantité et la biodiversité que l’on peut trouver notamment dans les rivières.

Pour la qualité de l’eau de l’eau, qui répond à la question « D’où vient l’eau que nous consommons et où vont nos eaux usées ? » nous avons créé :

  • Un jeu « Mon’eaupoly » qui retrace les différentes étapes du petit cycle de l’eau (pompage, traitement, stockage, consommation, égouts, station d’épuration et rejet). Le déroulement du jeu fait alterner anecdotes, questions et petites expériences sur ces étapes.
  • Un jeu sur la dégradation des déchets. Le but est de deviner en combien de temps les déchets se dégradent dans la nature. Le joueur devait placer dans une case « + de 100ans » ou « – de 100ans » les déchets que nous lui présentions (canette, piles, mouchoirs…).

Pour la biodiversité, qui répond à la question « Qui habite nos eaux et rivières ? », nous avons créé :

  • Un jeu « Mém’eaury », dont le but est de retrouver une paire de carte représentant le même animal habitant les cours d’eau.
  • Un jeu « Qui suis-je ? » sur les animaux des cours d’eau. Les joueurs devaient deviner la carte de l’autre en posant des questions sur le physiques (ex : couleurs, forme…) de l’animal.

Pour la quantité d’eau, qui répond à la question « Comment consommons-nous l’eau ? », nous avons créé :

  • Un jeu où le but est de deviner combien de litres d’eau une action en particulier utilise et si un écogeste existe pour réduire cette consommation. (ex : laver sa voiture avec un tuyau d’arrosage = 200L ou avec un seau = 40L).

Pour terminer, nous avons créé un jeu de piste sur téléphone pour faire découvrir la Vire (fleuve de la Manche, 50) au grand public. Ce jeu bonus clôturait notre première édition du projet « A Vél’eau » . Ce jeu a été fait sur l’application « Explorama » et faisait voyager les joueurs sur le terrain de la commune tout en photographiant des plantes de rives et en répondant à des questions sur le thème de la Vire. Le temps de jeu était chronométré et les joueurs les plus rapides ont pu repartir avec un lot.

Tous les jours, nous avons suivi le chemin de halage : nous avons démarré le mercredi à Tessy-sur-Vire et fini le samedi à Sainte-Suzanne-sur-Vire. Chaque jour nous avons comptabilisé les passages observés et le nombre de personnes avec qui nous avons pu échanger et que nous avons sensibilisés à nos actions.

C’est une première édition globalement positive. Pour un nombre total de 181 passages (personnes croisées) nous avons pu sensibiliser 55 personnes, soit 1/3 de nos rencontres, en sachant que nous comptabilisions les sportifs dans nos passages. Si les chiffres montrent un public un peu timide face à ce nouvel évènement, nous comptons sur le bouche à oreille pour développer la curiosité du grand public. Grâce à ce premier essai, nous avons pu relever les points à améliorer et sommes déjà en train d’organiser la prochaine édition qui se tiendra le long du Couesnon pour finir … au Mont Saint Michel !

Voir

Projet des BACS À RIVE

Rapport 2021

En un an, les Manchois ont déposé 273 kilos de déchets dans nos bacs à rive, représentant 4 726 déchets.

Aujourd’hui, un an plus tard, nous en sommes à 413 kilos représentants 10 876 déchets déposés dans nos bacs.

Ce sont autant de déchets qui ne finissent pas dans les cours d’eau et/ou dans la mer puisque, rappelons-le, 80 % des déchets qui finissent en mer proviennent des terres (en partie acheminés par … les cours d’eau !).

Ce sont également autant de déchets qui ne se dégraderont pas dans le milieu naturel polluant ainsi l’eau de particules qu’on ne peut retirer grâce à nos stations de traitement et/ou d’épuration.

Toutes les semaines, un français avale l’équivalent d’une carte de crédit de plastique.

Ce projet des bacs à rive est un succès grâce à nos partenaires : Casamer, Sainte-Suzanne-sur-Vire, la base de Canoë-kayak de Condé-sur-Vire … Et surtout le département de la Manche qui nous accompagne depuis le début.

Après avoir remarqué les plus et les moins de ce projet, nous avons décidé de le faire évoluer en changeant légèrement le but des bacs : à partir de 2023, ils auront surtout pour premier objectif de déstocker les déchets présents dans les cours d’eau depuis des années.

Évidemment nous continuerons en parallèle de sensibiliser le grand public, et surtout les enfants, grâce à nos interventions scolaires sur l’eau.

Pour en savoir plus : rapport 2021 bacs à rive

Carte des bacs à rive en Normandie

Les résultats mensuels