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Catégorie : Groupes locaux

Anper,

Association Nationale pour la Protection des Eaux et Rivières est une association Nationale.

A ce titre des groupes locaux veillent, agissent au niveau régional.

Retrouvez les dossiers en cours classés par régions.

Fête de la nature 2020

En 2020 ANPER participera à la fête de la nature et à la fête de la science !

Fête de la nature

Vous n’êtes pas sans savoir qu’un virus nous a impacté ces derniers mois. Parmi les nombreuses répercussions, se trouve le décalage de la fête de la nature au mois d’octobre. Mais ce décalage n’empêchera pas ANPER, d’y participer à travers un atelier dédié au projet des récolteurs de déchets.

Le 10 Octobre 2020 à Sainte-Suzanne-sur-Vire dans la Manche (50), le groupe local Normandie de l’Association proposera aux petits et aux grands :

  • De découvrir et analyser les résultats obtenus avec les récolteurs de déchets installés le long de la Vire ;
  • De faire un ramassage de déchets sur les berges et d’effectuer avec ANPER le tri et la pesée de ces déchets ;

Ces ateliers seront aussi l’occasion de célébrer la science puisque le même jour se déroule la fête de la science à laquelle ANPER participe également !

association les goélands

Pour cette journée très chargée, nous aurons le plaisir de nous associer à l’association Les Goélands qui proposera pour sa part un atelier sur les abris à hérissons : vous pourrez alors participer à la construction et la mise en place de tels abris afin d’aider nos petits compagnons à avoir une vie paisible

Vous souhaitez participer aux ateliers précités?

Les récolteurs d’ANPER: Premiers résultats.

La Vire

Malgré le retard qu’a pris le projet des récolteurs d’ANPER à cause du COVID, dix récolteurs de déchets sont en place le long de la Vire, dans la Manche. Désormais, tous les deux kilomètres entre La Chapelle-sur-Vire et Gourfaleur, les personnes volontaires pourront ramasser les déchets qu’ils trouvent par terre et les déposer dans les récolteurs.
Afin de rattraper un peu notre retard, le groupe Normandie a organisé deux ramassages « ponctuels » (qui s’ajoute au ramassage mensuel qui aura lieu fin juin) avec quelques volontaires qui se sont déplacés malgré le temps mitigé.

Premier ramassage de nos récolteurs.

Le premier ramassage a démarré de Sainte-Suzanne-sur-Vire. En 45 minutes, les bénévoles ont ramassé sacs plastiques, bouteilles de verre, canettes, mouchoirs et mégots à foison!

PlastiqueVerrePapier/cartonMétauxBoisDéchets vertsTout venantTotal
Poids100 g350 g400 g540 g20 g1,410 Kg
Résultat du premier ramassage.
L’équipe et un récolteur au premier plan installé sur les berges de la Vire.

Ramassage de nos récolteurs sur un autre secteur

Pour le second ramassage, nous nous sommes déplacés à quelques kilomètres de là pour prendre le départ à La Mancellière-sur-Vire. En une heure, ce sont plus de 11kg de déchets qui ont été ramassés … Emballages, bouteilles en plastique et en verre … et toujours des canettes et des mégots (les deux inséparables).

PlastiqueVerrePapier/cartonMétauxBoisDéchets vertsTout venantTotal
Poids1,4 Kg8,2 Kg400 g140 g1,2 Kg11,34 Kg
Résultat du deuxième ramassage.

Tous ces déchets ont été triés et seront bientôt remis au tri.

Grâce au soutien du département et de tous nos partenaires, 110 autres récolteurs vont être installés dans le département de la Manche.
Ce projet est également entrain de s’exporter dans l’Est pour le plus grand plaisir de toute l’équipe ANPER!

  N’hésitez pas à nous rejoindre si vous souhaitez, d’une façon ou d’une autre, participer au projet des récolteurs d’ANPER:

Bouton récolteur

Résultats Mensuels: juin 2020

La saprolégniose

Un ravage pour les truites et les ombres

 La saprolégniose est une maladie fongique causée par le champignon aquatique Saprolegnia sp., un Oomycète, qui affecte les poissons sauvages et ceux provenant des piscicultures. L’apparition de touffes cotonneuses semblables à de la ouate de couleur blanche est souvent la première indication de l’infection.

Ce saprophyte ubiquitaire se nourrit habituellement des œufs de poissons morts, mais il se développe sur les poissons après la fraie lorsqu’ils se sont blessés sur le substrat colmaté donc sur les gravières qu’ils creusent pour déposer leurs œufs.

La saprolégniose est souvent une infection secondaire, mais des souches virulentes peuvent se développer aussi sur les salmonidés ayant subi un stress. Il conduit presque toujours à la mort du poisson.

Ombre commun
Ombre commun (Thymallus Thymallus)

Tous les ans, cette maladie fait d’énormes dégâts en Bourgogne-Franche-Comté, et plus particulièrement sur le Doubs et la Loue où le pathogène touche de nombreuses Truites (Salmo Trutta) et Ombres (Thymallus Thymallus).
Les poissons malades sont bien visibles aux bords des rivières, réfugiés dans des zones calmes, peu mobiles,  couverts de taches blanches sur le corps, le symptôme principal de la maladie.

Cette mortalité perdure depuis plusieurs années causant à chaque fois  le désespoir des pêcheurs et des naturalistes locaux, et l’inquiétude des riverains.

Un lien avec l’épandage de lisier ?

Truite

Le lisier est constitué des déjections d’animaux d’élevage et il est utilisé par les agriculteurs comme engrais organique pour leur culture.
Le lisier contient de l’azote (ammoniacal et organique) et son épandage est commun car il aide à la croissance des plantes. Les sels d’ammonium « forcent » leur développement.

Au printemps, les épandages de lisiers dans la zone Comté sont pratiqués pour relancer le cycle végétatif des graminées et se font parfois proches des cours d’eau ou en terrain karstique avec un transfert liquide rapide.

Le lisier va donc s’infiltrer directement en direction des eaux courantes. Souvent les sols, en ayant déjà trop accumulé, sont saturés en azote et donc ces pratiques contribuent à la pollution des nappes souterraines et des rivières.

Cela entraîne aussi des réactions chimiques pouvant être nocives pour les poissons.

Des solutions ?

Des distances minimums sont à respecter avec les habitations des tiers et avec certaine zones protégées puisque tout épandage doit être fait :

à 35 m des cours d’eau (ruisseau, torrent, rivière, fleuve, etc.) ainsi que des plans d’eau (mare, étang, lac), 50 m des points d’eau tels que les puits, forages, distributeurs d’eau potable, etc., 200 m des lieux de baignade, 500 m des zones piscicoles.

De plus, il est important de préciser que l’épandage de lisier doit faire l’objet d’une autorisation ou d’une déclaration.

Cette réglementation, mise en place pour limiter les pollutions dues à l’épandage, prend donc en compte un certain  risque  à ce que le lisier se retrouve dans l’environnement …

Des risques bactériologiques existent aussi avec la présence d’Escherichia coli une bactérie à l’origine des gastroentérites.

En parallèle de cette réglementation, des solutions techniques sont en train d’être développées : une de ces solutions consiste à injecter, directement dans le lisier, des produits qui vont orienter la flore du lisier et éviter les fermentations indésirables, sources de nombreux soucis.

Les récolteurs d’ANPER

Présentation du projet « Les récolteurs d’ANPER »

Chaque année on comptabilise 10 millions de tonnes de déchets déversées dans nos océans et 80% de ces déchets proviennent des terres (1), dont un gros pourcentage est acheminé progressivement par les rivières et les fleuves dans la mer. De plus en plus d’initiatives citoyennes et associatives s’emparent de ce problème et participent à la réduction de la production de déchets, au tri de ces derniers ou encore au nettoyage d’espaces naturels comme les plages.

ANPER-TOS a décidé de s’emparer à son tour du sujet afin de lutter contre la pollution des eaux et participer ainsi à la réduction des déchets en amont des océans.

Pour ce faire, l’Association souhaite s’inspirer des bacs à marée créés par la SCIC Taho’é éco-organisation.
Des bacs ont été mis en place à l’entrée de certaines plages afin « d’optimiser avec l’aide de la participation volontaire citoyenne le collectage des plastiques échoués le long du littoral ». Les données récoltées serviront ensuite d’indicateurs de l’état écologique du littoral.
Leur site : https://bacamaree.fr).

Des récolteurs en bord de rivière

Parallèlement à cela, ANPER-TOS va mettre en place un système de récolteurs de déchets en bord de rivières. Ces derniers seront disposés sur plusieurs kilomètres le long d’une rivière et permettront aux personnes se promenant de ramasser les déchets qu’ils trouvent et de les y déposer. Les déchets récoltés seront prélevés une fois par mois par l’Association afin de les quantifier, de les analyser et, in fine, de les traiter.

Prototype de récolteur a Sainte-Suzanne -sur-Vire
Prototype de récolteurs
à Sainte Suzanne sur vire

De plus, à des fins de sensibilisation du public, le récolteur disposera sur son couvercle d’une affichette descriptive d’une espèce animale ou végétale vivant dans, sur ou à côté de la rivière adjacente.
Enfin, des interventions en milieu scolaire permettront de compléter ce processus à travers la présentation du fonctionnement de la rivière, des espèces animales et végétales qui y vivent et un nettoyage de berges (les déchets ramassés seraient bien-sûr comptabilisés dans le projet de récolteurs).

Récolteur saumon, récolteur triton, récolteur martin-pêcheur …
Personne physique ou morale,

En effet, chaque récolteur peut être parrainé pour un minimum de 10€ (sur lesquels sera appliquée une réduction fiscale).
En devenant parrain, vous pourrez, si vous le souhaitez, voir votre nom ou logo affiché sur votre récolteur et surtout, recevoir tous les mois le récapitulatif des déchets qui y sont récoltés. Un joli geste en faveur de la dépollution de nos cours d’eau
. » 

1 Océan Campus, Surfrider

Condamnation des pêcheurs estuariens

UNE BONNE NOUVELLE POUR LES SAUMONS DU GAVE

Port de Bayonne

Six personnes condamnées!

2020 débute avec une excellente nouvelle pour la sauvegarde de l’espèce Saumon Atlantique sur le bassin de l’Adour. En effet, ANPER-TOS et l’APPMA du Gave d’Oloron ont obtenu la condamnation de six marins-pêcheurs « surpris » en train de tendre leurs filets dans le port de Bayonne. Les six personnes sont été condamnées à 500 euros d’amende, à un euro symbolique de dommages et intérêt et aux  dépens.
Si la sentence peut paraître légère à certains, il s’agit là d’une première condamnation, d’un avertissement et quoiqu’il en soit nous nous réjouissons de l’application stricte du droit qui en ce cas précis permet de mieux protéger les saumons qui remontent l’estuaire de l’Adour.

Remise à l'eau d'un Saumon du Gave
Remise à l’eau d’un Saumon du Gave

Forte de cette condamnation, précédée en juin 2019 par le jugement du Tribunal administratif intimant à l’État de faire respecter l’interdiction de pêche aux filets dans le port de Bayonne, ANPER compte renforcer son action de protection des saumons du Gave. Aussi nous allons désormais exiger que le droit dans son ensemble soit respecté afin que la ressource reçoive la protection à laquelle elle a droit.
En effet, il faut savoir que le PLAGEPOMI Adour ne respecte pas les recommandations de l’OCSAN qui demande à ce que soit établie une limite de conservation sur la base de laquelle peut être estimé un surplus exploitable. De plus, l’article R436-45 du Code de l’Environnement prescrit que des Totaux Autorisés de Capture doivent être déterminés, et ce n’est pas le cas sur l’Adour (contrairement à la Bretagne ou la Normandie, où la méthode lacunaire est en train d’être revue). La politique européenne des pêches pose les mêmes exigences.

Il appartiendra donc au Préfet de la Région Nouvelle Aquitaine, garant de l’élaboration du prochain PLAGEPOMI 2021-2027 de s’assurer que ces dispositions seront respectées (voir le courrier du 28-01-20).

On notera par ailleurs que les travaux scientifiques préliminaires en cours tendent à montrer que la limite de conservation sur la bassin de l’Adour n’est presque jamais atteinte.

Depuis maintenant plus de 60 années de combat, les dirigeants successifs d’ANPER-TOS se sont heurtés à une évidence : Scientifiques et Politiques sont en totale opposition de par la divergence des intérêts qu’ils veulent bien défendre. Votre Association n’a jamais changé de cap pour le seul intérêt qu’est celui du bien de tous .

Selon l’OCSAN, la limite de conservation (LC) est le nombre minimal d’œufs qui doivent être déposés pour s’assurer que chaque saumon adulte engendre le retour d’au moins un adulte. Les poissons éventuellement excédentaires constituent le surplus exploitable.
Afin de se prémunir des aléas subis par les populations de saumons, le calcul de cette LC doit être révisé annuellement sur la base des connaissances acquises, incluant le nombre de poissons remontés -reproducteurs présents et individus capturés-  leurs classes d’âge, les indices d’abondance en juvéniles, le nombre de frayères répertoriées, la surface de production disponible. Ce calcul est fait sur un mode probabiliste dès lors que la population a pu être modélisée et on considère qu’une rivière est exploitable si elle atteint une probabilité d’au moins 75 % d’atteindre sa LC.
A partir des connaissances acquises, on peut ainsi estimer le nombre de poissons qui vont très probablement remonter une année donnée et déterminer combien sont prélevables pour chaque classe d’âge (castillons et plusieurs hivers de mer).

Glossaire:

PLAGEPOMI : Plan de Gestion des Poissons Migrateurs ; tout est dans le titre et pour le cas qui nous occupe, on en est très loin !
OCSAN : Organisation de Conservation du Saumon de l’Atlantique Nord, organisme intergouvernemental, soumis à la Convention du même nom et placé sous l’égide du Conseil International pour l’Exploitation de la Mer ; c’est un organisme à caractère scientifique.

Continuité écologique sur la Garonne

Protocole d’accord pour l’intégration environnementale de la concession hydroélectrique EDF de Golfech (82)

Nous sommes heureux de vous annoncer qu’un protocole  d’accord sera signé prochainement entre la DREAL Occitanie, l’AFB, l’Agence de l’Eau et EDF, il  définit à courts et moyens termes les différentes actions à engager sur le site de la concession hydroélectrique de Golfech afin de réduire l’impact des aménagements et améliorer leur intégration environnementale.
Il s’inscrit dans le contexte réglementaire de la LEMA et doit permettre d’assurer la mise en conformité de la concession vis-à-vis de la continuité écologique du fait du classement de la Garonne en liste 2, ainsi que le respect du débit réservé dans le tronçon court-circuité.

En effet EDF s’engage à réaliser une rivière de contournement et le schéma préférentiel retenu pour le TCC (arasement des seuils 2-3-4 et passes à poissons aux seuils 1 et 5)  comme vous pourrez le voir sur le plan ci dessous.

Plan Malause-Golfech
Plan Malause-Golfech

La restauration de la continuité écologique du site de la concession de Golfech, premier obstacle important sur la Garonne et dont l’impact sur la migration des poissons migrateurs sera ainsi réduit  avec l’ouverture de la continuité jusqu’à Toulouse. (voir le protocole signé le 17 octobre par l’AEAG).