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Catégorie : Normandie

GROUPE LOCAL  NORMANDIE:

Mr John PHILIPOT

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La saison des animations est lancée…

Depuis le début du mois, ANPER enchaîne les animations en Normandie a un rythme qui va s’accélérer pendant les congés d’été. Nous allons cette année rencontrer plusieurs milliers de personnes que nous allons sensibiliser à la protection de l’eau et des rivières. Ces animations concernent des scolaires mais pas que, puisque nous intervenons dans trois festivals estivaux où nous rencontrerons le grand public.

Les festivals sur lesquels vous pourrez nous rencontrer cet été.

  • Festival à Carolles ( 50),
  • Intervention à la mairie de Tessy-Bocage ( 50),
  • Festival marais en fête à Giberville (14),
  • Festival des sports nautiques à Caen (14) sur 4 journées,
  • Olympiades du vélo à Saint-Lô (50), Festivals de la glisse à Barneville Carteret,
  • Agon Coutainville et Lion/Mer,…

Lors de ces animations avec nos machines ( vélo broyeur et presse à main), nous montrons au public que les plastiques retrouvés dans l’environnement servent encore à créer des objets, qu’ils ont encore une certaine valeur et qu’il faut les recycler plutôt que de les jeter dans la nature. Chaque personne peut repartir avec un objet de son choix et en acheter sur notre site pour nous aider à poursuivre nos actions.

Toutes ces animations sont assurées par nos apprentis ou nos stagiaires que nous accueillons au siège administratif à Sainte-Suzanne-sur-Vire. Ils participent également à nos projets de recherche sur la pollution plastique dans les eaux douces : projets des bacs à rives mené depuis cinq ans en Normandie, mesures des micro, des méso et des macro-plastiques, suivi de dévalaison des déchets plastiques,…

Ces mesures sont effectuées au Centre National d’Études et de Sensibilisation à la Pollution Plastique ( CNES2P) qui jouxte notre siège.

Pari sur la Jeunesse

Mot du président que vous retrouverez dans la revue Numéro 210

Je parie sur la jeunesse Depuis vingt-cinq ans, j’interviens bénévolement dans les écoles pour sensibiliser les jeunes à la protection de l’environnement. Depuis cinq ans, j’anime des interventions pour le compte de notre association et depuis deux ans, il se passe quelque chose. Tous les enfants que je rencontre de l’élémentaire au lycée savent qu’il faut agir pour sauver notre planète.

Ils ont vu les images dramatiques à la télévision, ils ressentent les effets du changement climatique. Tous veulent que cela change, veulent faire quelque chose mais nous ne les retrouvons pas dans nos associations.

Autant il y a des bras pour organiser un nettoyage, mener des actions concrètes, autant on ne voit plus personne lever la main quand il s’agit d’adhérer ou encore de se présenter pour entrer au conseil d’administration.

Il va falloir absolument trouver le moyen d’impliquer ces jeunes dans nos associations environnementales car nos dirigeants, les personnes qui composent les bureaux vieillissent et s’épuisent. Il faut du sang neuf, de la jeunesse, du dynamisme dans nos associations et c’est la raison pour laquelle je passe mon temps à accueillir et former stagiaires, jeunes en service universel, apprentis,…

Un de nos stagiaires en pleine intervention à la médiathèque de Torigny les-villes

Nous essayons de leur montrer que nous, associations, pouvons faire changer les choses,  que cela soit par nos actions de terrain ou comme par des actions en justice. Je parie sur cette jeunesse pour qu’elle assure l’avenir d’ANPER. Sans elle, nous disparaîtrions. Sans elle, nos actions menées depuis 1958 s’arrêteraient et la défense de l’environnement ne se ferait plus au sein d’associations

C’est aussi au sein d’associations comme la nôtre que les avancées scientifiques et les débats naissent et permettent d’avancer. Vous le verrez à la lecture de cette revue, ANPER est source de débats entre ses membres, ANPER participe aux études scientifiques nationales et européennes, ANPER est écoutée au plus haut niveau (même si elle n’est pas souvent entendue ou alors trop tardivement).

ANPER reste encore utile et pour l’être encore plus, ANPER a besoin de vous, comme adhérent, bénévole, donateur, lanceur d’alerte, communiquant,… Il y a tant de manière de nous aider, quelques heures dans l’année ou en versant quelques euros (déduction fiscale possible pour les particuliers et les entreprises.

Mauvaise nouvelle;

Suivis des déchets plastiques.

Ils testent le suivi de dévalaison des déchets plastiques

Le centre national d’études et de sensibilisation à la pollution plastique ( créé par ANPER) teste un protocole de suivi des plastiques dans les cours d’eau.

« On sait qu’il y a une différence entre les quantités plastiques qui arrivent dans les cours d’eau et celles qui arrivent à l’embouchure, on cherche à comprendre où passent les plastiques » explique Sarah Pasquier, étudiante en BTS Gestion et protection de la nature en stage à l’association nationale pour la protection des eaux et des rivières.  »

Un test a été mené ce jeudi.

Le protocole est simple : on jette dans l’eau des bouteilles vides que l’on suit en canoé en notant leur parcours sur une carte et leur temps de dévalaison. « Plusieurs essais sont menés car le parcours et le temps varient en fonction de la bouteille, de son poids (si elle est vide, si elle est pleine,), de la vitesse du courant, des obstacles sur la rivière : cailloux, branchages,…» poursuit Sarah.
Dans certains cas les bouteilles se mettent à tourner sur elles-mêmes et peuvent y passer des heures, dans d’autres lieux elles s’enfoncent dans les eaux et disparaissent de la surface. « Chaque bouteille est suivie par un canoé et deux stagiaires qui notent le comportement de la bouteille dans l’eau et la récupèrent au bout des 2 km du parcours situé au pont de la roque. Ce lieu a été choisi car il s’agit d’une boucle de la Vire et on veut savoir comment se comportent les déchets dans l’eau ». L’objectif est de comprendre mais aussi de cartographier les zones d’accumulation des déchets afin de faciliter les opérations de nettoyage.

L’impact du vent..

Tout au long de l’expérience la force du vent est mesurée car les déchets peuvent remonter les cours d’eau si le vent est fort : « Les plastiques légers et ayant une grande surface sont plus facilement ralentis par le vent voir repoussés vers l’amont et ils viennent alors s’échouer dans certaines zones des berges d’où ils ne repartiront qu’aux prochaines crues » poursuit Sarah. Certains plastiques tombés dans l’eau ressortent alors sur les berges et ne rejoindront l’embouchure que cet hiver ou si un vent contraire les ramène dans l’eau dans quelques jours.

Pas moins d’une dizaine d’études en cours

Le centre national d’études et de sensibilisation à la pollution plastique mène d’autres études en ce moment grâce à ces partenaires.

 « Nous étudions la fragmentation des plastiques dans les eaux douces, y compris celle des plastiques réutilisables mis sur le marché depuis quelques années mais que l’on retrouve toujours dans l’environnement » conclut Léa Tabaud, chargée de communication