Bouton adhésion
Bouton récolteur
Bouton mécénat

Catégorie : Actions juridiques

Inventaire des Moules d’eau douce en France

Moules d’eau douce ou Naïades

-Pourquoi les moules d’eau douce disparaissent ?
Les moules sont des espèces animales filtreuses, elles sont donc très sensibles
aux changements de la qualité de l’eau. Ces changements peuvent être dû au
réchauffement climatique (épisodes de sécheresse de plus en plus fréquents)
ou bien aux activités humaines (pollution physique et chimique, aménagement
des cours d’eau).

-Pourquoi faire un inventaire des moules d’eau douce ?
Rémi Bourru, un hydrobiologiste spécialisé dans l’étude des milieux
aquatiques d’eau douce explique : “Moins séduisantes au premier coup d’œil
que l’écureuil roux ou le rollier d’Europe, ces bestioles enfouies dans les sédiments
retiennent peu l’attention et disparaissent aujourd’hui dans l’ignorance
collective.”
En effet, on leur apporte peu d’intérêt, or, les moules d’eau douces ont une
grande importance écologique dans nos cours d’eau. Ce sont des espèces très
importantes pour la vie et la santé d’un cours d’eau car elles vont se nourrir en
filtrant l’eau pour y piéger des microorganismes ou bien des algues. Cette
filtration permet à l’eau de rester claire et de ne pas se faire coloniser par des
algues. Il est donc important de les conserver car plus on trouve de moules
dans un cours d’eau, plus celui-ci est sain.
“C’est important de les protéger, car elles filtrent l’eau et contribuent à réduire
la pollution. Une moule, ça filtre 40 litres d’eau par jour.” (RTLfr)
Comme évoqué précédemment, les moules sont des organismes filtreurs et très
sensibles à la qualité des cours d’eau. Faire un inventaire des moules nous
permettrait donc de déterminer la qualité des cours d’eau en termes de
pollution.

– Protocole :

Choisissez une portion de rivière de faible profondeur accessible à pied, et
de faible courant (en dehors d’une période d’orage).
Tout d’abord, quelques règles pour préserver l’environnement qui vous
entoure :

– Veillez à ne marcher dans la rivière que lorsque c’est nécessaire (relevés)
– Veillez à reposer les moules que vous photographiez au même endroit où
vous les avez trouvés.
– Veillez à être délicat lors de vos manipulations.

1-Prenez votre téléphone ou appareil photo.
2-Photographiez les moules que vous observez, qu’elles soient vivantes ou
vides en indiquant les coordonnées GPS, la date, l’heure et le cours d’eau
pour chaque observation.
3-Partagez nous vos observations par mail à president@anper-tos.fr

OU déterminez par vous-même les espèces que vous avez observées et partagez-nous vos résultats.

Petit exemple: sur la photo suivante on observe 3 espèces différentes de moules d’eau douce dans une portion de l’Orne :
1-(à gauche) Mulette méridionale
2-(au centre) Moule zébrée
3-(à droite) Corbicule asiatique

Démission du Bureau de l’AUPRA

« Le cormoran n’a pas seulement un impact sur les poissons eux-mêmes, mais aussi malheureusement sur les gens qui s’investissent dans la gestion et la préservation des milieux aquatiques. « 

Fin avril l’ensemble du bureau l’AUPRA (Active union des pêcheurs de la rivière d’Ain) gérant les 35 km de l’aval de la rivière d’Ain entre Varambon et le Rhône, a ainsi démissionné. 

Un gâchis monumental puisque il y avait là une équipe passionnée et investie qui a su pendant des décennies (Mr Rajon le président était là depuis 40 ans) relever tous les défis pour préserver un des plus beaux parcours de France. 

Entre les épisodes de sécheresse et les éclusées dévastatrices du barrage d’Allement, il ont su batailler pour contraindre EDF à accepter des compromis. Et aujourd’hui, c’est le cormoran qui vient mettre fin à ce bel engagement. 

Le ras le bol et l’écœurement face à l’arrêt de l’autorisation des tirs de régulation, alors que la population d’ombres de la rivière était revenu à un bon niveau. 

On ne peut qu’espérer que cette démission attire un peu plus l’attention des décideurs et autres politiques face à une situation intenable et déconnectée de la réalité de ce qu’il se passe dans nos rivières. De notre coté , nous avons mis en ligne une pétition qui sera bientôt envoyée au premier ministre.

Jean -Baptiste Renault administrateur

Journée des Migrateurs 2024

Le 25 mai, c’est la journée Mondiale des Poissons Migrateurs…

A célébrer tant qu’il en reste encore !

Relâche d’un Saumon

Par un manque de vision globale des décideurs, d’un laxisme récurrent, lâche et coupable des administrations que ce soit au niveau National ou International en charge des différents aspects de leur protection et gestion, et d’une priorisation à court terme d’intérêts privés, qu’il s’agisse d’agriculture comme l’hydro-électricité ou de la pêche professionnelle.
La France abrite des espèces amphihalines comme le Saumon atlantique, la Truite de mer, la Lamproie marine et la Lamproie fluviatile, la grande Alose, l’Alose feinte et l’Alose du Rhône, l’Anguille mais aussi l’Eperlan, le Flet et le Mulet porc.

L’année 2023 s’est achevée avec le déclassement par l’Union Internationale de Conservation de la Nature (UICN) du saumon atlantique.

Son statut a été révisé et il est désormais « quasi menacé » ce qui n’est évidemment pas une bonne nouvelle : sa population a été divisée par deux entre 1983 et 2016, et de 23 % entre 2016 et 2021. L’espèce est bien entendu dans un état de conservation encore plus défavorable au niveau français, les populations de l’Allier étant classées « vulnérables ». On doit craindre hélas une disparition à très court terme de cette espèce emblématique sur cet axe, et on sait où sont les priorités :
La micro centrale de Langeac tourne désormais à pleine capacité et la justice administrative procrastine sur les dossiers de:

Nos collègues de l’Association Protectrice du Saumon ont beau faire remonter régulièrement la présence d’obstructions majeures dans les passes à poissons ou au droit des ouvrages en Haute Loire, Lozère, Cantal, l’administration est bien peu pressée de mettre les propriétaires en demeure…

La politique d’empoissonnement menée à grands frais et à grand battage médiatique n’aura servi qu’à masquer cette incurie et in fine y aura largement participé. A côté de çela, les chiffres des remontées sont dramatiquement bas : 57 saumons sur l’axe Loire Allier au 02 mai, dont 51 à Vichy, 5 à St Pourçain et 1 à Roanne. Gageons que les forts niveaux de ce printemps qui ont laissé les clapets de Vichy ouverts ont peut-être permis de laisser passer plus de poissons… La situation sur les Gaves n’est guère plus brillante puisqu’au total moins d’une cinquantaine d’individus a été recensée aux points de contrôle de Masseys et Castetarbe.


Les mauvais esprits diront que c’est peut-être voulu, que la fin du saumon permettra aux hydroélectriciens et irrigants de disposer de la rivière comme ils l’entendent. C’est pourtant ce qui est en train de se passer sur la Garonne, où l’effort de réimplantation va être définitivement stoppé à l’horizon 2025! Il faut dire qu’au-delà de quelques aménagements notoires comme la rivière de contournement de Malause près de Golfech, rien n’aura été fait de sérieux pour permettre un accès réel aux excellentes aires de production de la Neste ou de la Pique.

« En attendant, il se murmure que les projets d’aménagements sont prêts à être dégainés dès que la rivière sera déclassée  migrateurs . »

Le Saumon reste l’exemple emblématique et est d’une importance capitale car c’est une espèce parapluie. La bonne santé de ses populations implique celle de l’ensemble de l’écosystème… Pour autant il partage ses difficultés avec les espèces commensales.

L’UICN estime que sur les 80 espèces métropolitaines de poissons d’eau douce, 15 sont menacées de disparition et 39 % sont menacées ou quasi menacées car toutes subissent les mêmes pressions liées à la dégradation de leur habitat, désormais combinée au réchauffement global.


Les pressions exercées par la pêche professionnelle comme de loisir ne sauraient donc être laissées de côté. S’il est certain que dans le cadre de populations bien portantes une partie des poissons,  déterminée scientifiquement, pourrait être exploitée, dès lors que la situation devient critique ces prélèvements doivent être abolis. Comment l’État peut-il encore les justifier ? L’anguille et la grande alose sont en « danger critique » d’extinction et on continue de les commercialiser. Les indices d’abondance des juvéniles de saumons se sont effondrés en Bretagne, où même le Léguer, encore meilleure rivière bretonne il y a peu a vu ceux-ci quasiment absents lors des pêches d’échantillonnage de l’automne 2023 !Pour autant, le projet RENOSAUM destiné à optimiser la gestion et la conservation est resté libre d’interprétation et, faute de volonté, continue de favoriser des prélèvements aussi égoïstes qu’irresponsables des pêcheurs aux lignes pourtant en charge de la gestion et de la protection de l’espèce. Et quid du rapport de l’OFB paru en septembre 2023 qualifiant l’impact des captures accidentelles de saumon aux embouchures de la Loire et de la Garonne comme « avéré » sur la démographie ?

Raphaël AMAT Secrétaire général

Lire la suite

Sensibilisation à la pollution Plastique

Centre National d’Études et de Sensibilisation

à la Pollution Plastique

Piloté et créé par l’Association Nationale pour la Protection des Eaux et des Rivières ( reconnue d’utilité publique), ce centre comporte deux entités :

Un centre de ressources documentaires et bibliographiques sur la pollution plastique alimenté entre autres par les relevés effectués par ANPER depuis 2020.

Un atelier/laboratoire implanté dans un local communal permettant, à la fois, d’assurer la construction et la maintenance des bacs à rives et de mener des études sur la pollution plastique.

Le CNES2P est soutenu par plusieurs structures : des collectivités locales, des associations et des collectifs, des entreprises privées, des particuliers ( adhérents, donateurs, bénévoles,), des universités et des écoles.

Ce soutien peut être financier mais il peut également être matériel ( don de matériel de laboratoire, d’équipements, d’outillages,). Il peut également s’agir de mise à disposition de personnels, d’étudiants pour réaliser des études scientifiques sur la pollution plastique.

Plusieurs études sont déjà en cours et vont être renforcées et complétées en 2024 grâce au lancement du CNES2P :

Relevés mensuels des déchets dans les bacs à rives le long des cours d’eau en France ( près de 2500 relevés effectués en 4 ans, près de 300 bacs à rives implantés en Normandie, Charente, Pyrénées, Grand Est,…)

Mesure des différents types de plastiques récoltés.

Suivi des mesures de microplastiques dans les cours d’eau.

Suivi des mesures de plastiques dans les sédiments – recyclabilité des plastiques collectés et fabrication d’objets.

Parallèlement, des actions de sensibilisation des scolaires et du grand public sont menées dans les établissements scolaires, les festivals, les journées de sensibilisation et nous intervenons partout en France grâce aux différentes machines à recycler que nous avons acquises. Plus de 1000 jeunes sont sensibilisés par an.

Tous les déchets récupérés sont entièrement recyclés dans des filières de recyclage agréées et avec la certitude qu’ils ne seront pas enfouis, ni incinérés. Ces déchets sont achetés par les organismes de recyclage et l’argent récupéré est reversé à des associations locales ou nationales :

– Les gourdes de compote sont achetés par TERRACYCLE et l’argent revient aux scolaires qui participent à la récolte.
 
– Les cartouches d’encre sont achetés par ECOCARTOUCHE et l’argent est reversé au conseil municipal des jeunes de Sainte-Suzanne-sur-Vire.
 
– Le métal est repris par l’association K’NET PARTAGE qui reverse l’argent aux familles des enfants hospitalisés.
 
– Les stylos usagés sont repris par l’association NEUROFIBROMATOSES 50 qui reverse l’argent à la recherche médicale contre cette maladie orpheline.
 
– Le plastique est transformé sur place en objets de la vie courante revendus au profit d’ANPER TOS pour aider à l’entretien des machines à recycler.
 
– Le papier est acheté par l’entreprise ENCORE qui reverse l’argent à la coopérative scolaire du RPI de Baudre/Sainte-Suzanne-sur-Vire.

Le CNES2P accueille de nombreux stagiaires, apprentis, jeunes en Service National Universel, bénévoles, Service Civique, personnes en reconversion,… Il a vocation à former des jeunes à l’engagement associatif et à la protection de l’environnement.

Les travaux d’aménagement du CNES2P seront financés par des aides publiques ( appels à projets, subventions) et par des partenaires privés ( dons matériels et financiers, mécénat,).

La Vire sera mise à l’honneur en 2024 puisque nous profiterons de la proximité immédiate de ce fleuve pour y développer intensément nos actions ( bacs à rives, prélèvements, analyses, mesures,…) et nos déplacements se feront uniquement à vélo via le chemin de halage.

Toute personne qui souhaite participer à cette campagne peut également nous contacter.

La vélofrancette ( itinéraire à vélo longeant les fleuves entre Caen et la Rochelle sur plus de 600km) va voir son parcours jalonné de bacs à rives spécifiques.

Le CNES2P va également lancer le déploiement des bacs à rives sur l’ensemble du territoire métropolitain en déclinant ces bacs selon les spécificités locales : bacs à crues en montagne, bacs à bateaux sur les fleuves navigables,…

voir aussi l’article de POLITIS

CNES2P
6 place de la mairie
5070 Sainte Suzanne sur Vire

contact@anper-tos.fr