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Consultation Publique sur la protection des personnes et l’utilisation des produits phytopharmaceutiques

Vous trouverez ci dessous le lien concernant la Consultation Publique à laquelle nous vous conseillons de répondre. Elle concerne un arrêté relatif aux mesures de protection des personnes lors de l’utilisation de produits phytopharmaceutiques à proximité des zones d’habitation et des lieux à usage.

pulvérisation de pesticides

Ci-dessous le contenu de notre déposition:

                                                                            

En préambule, nous tenons à rappeler que nous constatons l’échec global du « Plan Ecophyto » à ce jour. Ainsi, malgré l’objectif affiché de la loi issue du Grenelle de l’Environnement en 2009 de réduire la consommation de produits phytosanitaires de 50 % d’ici 2018, celle-ci n’a fait qu’augmenter (+25 % de 2011 à 2018), nonobstant les éventuelles évolutions négatives de la toxicité des nouveaux produits.

Si le projet d’arrêté en objet va dans le bon sens, il reste néanmoins très largement insuffisant car il ne saurait à lui seul remplir ces objectifs. Nous observons d’ailleurs que l’usage de ces substances par les collectivités et les particuliers est déjà sévèrement encadré et réduit et que le levier d’action ne se trouve surement pas là.

Nos inquiétudes, comme celles d’autres ONG de défense de l’environnement restent très vives :

– des traces de pesticides interdits de longue date continuent d’être trouvées dans les cours d’eau, par exemple l’atrazine échantillonnée à plusieurs reprises en Bretagne ces dernières années ;

– les nappes phréatiques sont très largement contaminées, entraînant des interdictions de consommation notamment en Région Centre-Val de Loire, ce qui pose in fine de sérieux problèmes de sécurisation de la ressource en eau potable, a fortiori si l’on continue d’autoriser d’y introduire de nouveaux produits;

– les populations d’insectes se sont effondrées, ce qui outre les atteintes à la biodiversité, aura un impact sévère sur notre économie car l’on oublie trop souvent les « services gratuits » rendus par les écosystèmes.

Aussi, nous souhaitons alerter sur l’urgence à agir et à reconsidérer l’ensemble du processus afin de réussir enfin à bannir totalement tous les usages des produits phytosanitaires toxiques.

  

désherbant proche habitations
Désherbage proche d’habitations

Sur le projet d’arrêté lui-même, nous ne pouvons-nous   satisfaire de la seule notion de « proximité » qui doit être clairement définie. L’autorisation actuellement en vigueur d’épandage à seulement 5 mètres des habitations n’est pas acceptable, cette notion doit être entièrement revue.

Fête de la nature 2020

En 2020 ANPER participera à la fête de la nature et à la fête de la science !

Fête de la nature

Vous n’êtes pas sans savoir qu’un virus nous a impacté ces derniers mois. Parmi les nombreuses répercussions, se trouve le décalage de la fête de la nature au mois d’octobre. Mais ce décalage n’empêchera pas ANPER, d’y participer à travers un atelier dédié au projet des récolteurs de déchets.

Le 10 Octobre 2020 à Sainte-Suzanne-sur-Vire dans la Manche (50), le groupe local Normandie de l’Association proposera aux petits et aux grands :

  • De découvrir et analyser les résultats obtenus avec les récolteurs de déchets installés le long de la Vire ;
  • De faire un ramassage de déchets sur les berges et d’effectuer avec ANPER le tri et la pesée de ces déchets ;

Ces ateliers seront aussi l’occasion de célébrer la science puisque le même jour se déroule la fête de la science à laquelle ANPER participe également !

association les goélands

Pour cette journée très chargée, nous aurons le plaisir de nous associer à l’association Les Goélands qui proposera pour sa part un atelier sur les abris à hérissons : vous pourrez alors participer à la construction et la mise en place de tels abris afin d’aider nos petits compagnons à avoir une vie paisible

Vous souhaitez participer aux ateliers précités?

La saprolégniose

Un ravage pour les truites et les ombres

 La saprolégniose est une maladie fongique causée par le champignon aquatique Saprolegnia sp., un Oomycète, qui affecte les poissons sauvages et ceux provenant des piscicultures. L’apparition de touffes cotonneuses semblables à de la ouate de couleur blanche est souvent la première indication de l’infection.

Ce saprophyte ubiquitaire se nourrit habituellement des œufs de poissons morts, mais il se développe sur les poissons après la fraie lorsqu’ils se sont blessés sur le substrat colmaté donc sur les gravières qu’ils creusent pour déposer leurs œufs.

La saprolégniose est souvent une infection secondaire, mais des souches virulentes peuvent se développer aussi sur les salmonidés ayant subi un stress. Il conduit presque toujours à la mort du poisson.

Ombre commun
Ombre commun (Thymallus Thymallus)

Tous les ans, cette maladie fait d’énormes dégâts en Bourgogne-Franche-Comté, et plus particulièrement sur le Doubs et la Loue où le pathogène touche de nombreuses Truites (Salmo Trutta) et Ombres (Thymallus Thymallus).
Les poissons malades sont bien visibles aux bords des rivières, réfugiés dans des zones calmes, peu mobiles,  couverts de taches blanches sur le corps, le symptôme principal de la maladie.

Cette mortalité perdure depuis plusieurs années causant à chaque fois  le désespoir des pêcheurs et des naturalistes locaux, et l’inquiétude des riverains.

Un lien avec l’épandage de lisier ?

Truite

Le lisier est constitué des déjections d’animaux d’élevage et il est utilisé par les agriculteurs comme engrais organique pour leur culture.
Le lisier contient de l’azote (ammoniacal et organique) et son épandage est commun car il aide à la croissance des plantes. Les sels d’ammonium « forcent » leur développement.

Au printemps, les épandages de lisiers dans la zone Comté sont pratiqués pour relancer le cycle végétatif des graminées et se font parfois proches des cours d’eau ou en terrain karstique avec un transfert liquide rapide.

Le lisier va donc s’infiltrer directement en direction des eaux courantes. Souvent les sols, en ayant déjà trop accumulé, sont saturés en azote et donc ces pratiques contribuent à la pollution des nappes souterraines et des rivières.

Cela entraîne aussi des réactions chimiques pouvant être nocives pour les poissons.

Des solutions ?

Des distances minimums sont à respecter avec les habitations des tiers et avec certaine zones protégées puisque tout épandage doit être fait :

à 35 m des cours d’eau (ruisseau, torrent, rivière, fleuve, etc.) ainsi que des plans d’eau (mare, étang, lac), 50 m des points d’eau tels que les puits, forages, distributeurs d’eau potable, etc., 200 m des lieux de baignade, 500 m des zones piscicoles.

De plus, il est important de préciser que l’épandage de lisier doit faire l’objet d’une autorisation ou d’une déclaration.

Cette réglementation, mise en place pour limiter les pollutions dues à l’épandage, prend donc en compte un certain  risque  à ce que le lisier se retrouve dans l’environnement …

Des risques bactériologiques existent aussi avec la présence d’Escherichia coli une bactérie à l’origine des gastroentérites.

En parallèle de cette réglementation, des solutions techniques sont en train d’être développées : une de ces solutions consiste à injecter, directement dans le lisier, des produits qui vont orienter la flore du lisier et éviter les fermentations indésirables, sources de nombreux soucis.