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Catégorie : Pyrénées

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Un espoir pour le Gave de Cambasque

La justice administrative préserve le Gave du Cambasque à Cauterets (65)

Fin 2020, FNE Occitanie Pyrénées, FNE 65, Cauterets Devenir et ANPER TOS déposent un recours contre l’autorisation de construire et d’exploiter une centrale hydroélectrique sur la commune de Cauterets (65). Après 6 années de procédure, la cour administrative d’appel de Bordeaux annule aujourd’hui cette autorisation en retenant que ce projet aura un impact trop important sur ce milieu naturel exceptionnel de montagne. Explications

Gave de Cambasque crédit photo: CC-BY Missbutterfly

Un projet très critiqué par les organismes officiels consultés durant son instruction

Le Gave du Cambasque est un cours d’eau présentant une eau de très bonne qualité. Il cumule d’ailleurs les zonages environnementaux témoignant de son exceptionnel richesse. Classé réservoir biologique dans le SDAGE Adour-Garonne, il est situé au sein de l’aire optimale d’adhésion du Parc National des Pyrénées, mais aussi en ZNIEFF de type 1 et 2. C’est un affluent du Gave de Cauterets lui-même inscrit en site Natura 2000.

La société Pyrénées Énergie SA a malgré tout déposé une dossier afin d’y construire puis d’exploiter, une micro-centrale hydroélectrique. Les services de l’État ont alors saisi la mission régionale de l’autorité environnementale (MRAe), les services de la DREAL, ou encore le Conseil national de protection de la nature qui ont tous conclu aux lacunes entachant ce dossier. Le principal enjeu concernait l’insuffisance du débit réservé prévu en aval du barrage.

“Nous avons une pensée spéciale envers les générations précédentes qui se sont opposés aux nombreux projets hydroélectriques sur leur commune. Leur vigilance et leur action nous permettent aujourd’hui de profiter d’un cadre naturel exceptionnel dont font partie gaves et cascades. Nous ne leur devions pas moins.”

Daniel NEGRIER, membre de l’association Cauterets Devenir

Une décision de justice importante pour les cours d’eau pyrénéens

Dans un jugement du 29/11/2023, le tribunal administratif de PAU avait annulé l’autorisation en considérant que le projet ne répondait pas à une raison impérative d’intérêt public majeur. Mais avec la loi d’accélération de la production des énergies renouvelables (dite « APER ») du 10/03/2023, les micro-centrales bénéficient désormais d’une présomption d’intérêt public majeur.

Ainsi, le préfet des Hautes-Pyrénées a délivré une nouvelle autorisation le 16/09/2024 en considérant désormais que ce projet n’avait plus à démontrer cette condition prévue par la loi sur les espèces protégées.

Finalement, après saisine de la juridiction d’appel par nos associations, c’est la cour administrative d’appel de Bordeaux qui met fin à ce long feuilleton judiciaire en retenant que : « il résulte toutefois des avis concordants des organismes consultés qu’une grande partie des mesures proposées présentent des garanties d’efficacité très hypothétiques de sortes que les impacts résiduels du projet sur les espèces aquatiques protégées sons sous-évalués. » concluant alors à des « impacts sur le milieu aquatique et humide » largement sous-estimés.

“Il est problématique que ce projet n’ait pas été écarté dès son instruction par les services de l’État  en raison des multiples lacunes du dossier, notamment l’absence de chroniques récentes des débits ainsi que le milieu exceptionnel qui serait impacté. Les associations savaient qu’elles engageraient toutes les procédures possibles afin de préserver ce magnifique site.”

Cécile ARGENTIN, Présidente de FNE Occitanie Pyrénées

Le débit réservé est le débit minimal obligatoire d’eau que les propriétaires ou gestionnaires d’un ouvrage hydraulique (lac, plan d’eau, barrage, seuil, unité hydroélectrique…) doivent réserver au cours d’eau et au fonctionnement minimal des écosystèmes ainsi qu’à tous les usages de l’eau.

Détourner l’eau du Touyre

Retour sur l’invitation du 7 octobre à la réunion de présentation du projet de détournement de l’eau du Touyre .

Suite aux mails de nos associations à l’invitation du conseil départemental pour nous présenter le projet dont le tracé a été revu apparemment plusieurs fois , nous avions demandé un temps de parole pour en débattre.

La réponse que nous avions reçue du conseil départemental était claire :

 La présente réunion est à l’initiative du maître d’ouvrage (le Département de l’Ariège) qui concerte depuis plus de 7 ans et a pris la décision début juillet 2025 de déposer un dossier auprès du Préfet d’Autorisation Environnementale, de Déclaration d’Utilité Publique et de Déclaration d’Intérêt Général. 

 Pour le maître d’ouvrage, la légitimité du projet ne fait plus débat. La procédure d’enquête publique organisée par l’État permettra à chacun d’exprimer ses points de vue sur ce dossier et d’être éventuellement entendu. Mais d’autres prises de positions peuvent être enregistrées dès le 7 octobre. 

 Nous avions donc décidé de ne pas participer à cette réunion mais d’être devant l’entrée en leur donnant la lettre en commun  .

Attente devant la maison du lac

Après avoir rassuré les forces de l’ordre sur nos attentions, notre surprise fut de voir arriver Monsieur le Préfet de l’Ariège, accompagné de certains membres de son administration et qui ne s’attendait pas à notre comité d’accueil devant les portes d’entrées.

Nous présentons nos arguments .

Une discussion commença de part et d’autre avec la volonté du Préfet et ses accompagnants de nous faire pénétrer dans la salle pour nous présenter le projet , car nous ne voulions pas entériner un projet dont nous refusions la finalité, projet déjà validé sans qu’il y ait eu débat sur sa légitimité. 

Au bout d’un certain temps , les représentants des associations sont restés dans la position définie au départ , ne pas pénétrer dans la salle puisque l’on ne pouvait s’exprimer et revenir sur ce projet.

 Nous avons décidé par la suite d’envoyer un courrier au préfet (voir ici) pour un réexamen du projet avec nos arguments , mais sans conviction avant qu’ il y ait une enquête publique et que nous savons par avance , favorable comme d’habitude à plus de 90 % .

Nous resterons donc mobilisés contre ce projet qui malheureusement risque de finir devant la justice.

Un Dimanche à SALAU

Retour sur la journée du 31 août où l’association STOP MINE DE SALAU organisait pour la 8ème édition une journée d’informations et débats faisant suite au projet de recherche minière Bonnemaison /Néométal, lequel est maintenant concurrencé par un autre projet, porté par un émule de monsieur Bonnemaison qu’il a lui-même formé.

Nous avons donc participé à cette journée en tenant devant une centaine de personnes dans la matinée un stand d’informations sur notre association, en soutien contre la réouverture de la mine. Madame Annie Thébaud Mony , directrice de recherche à l’Institut national de la santé et de recherche médicale ( INSERM) qui a mené des travaux avec Henri Pézerat ( Toxicologue , chercheur au CNRS ayant contribué à faire interdire l’amiante en France) et Jean-Marie Birbes , militant ouvrier de la lutte contre l’amiante et président de l’ADDEVA (association de défense des victimes de l’amiante) du Tarn ,ont animé une conférence débat sur les dangers de l’amiante pour la santé des riverains et des ouvriers.

Le ministre des finances, qui a en main un grand nombre d’études scientifiques et d’analyses qui montrent depuis 1983 que l’amiante est bien présente dans les roches de Salau , accepte encore des dossiers de permis de recherche de mine sur ce secteur.

Inadmissible

L’après-midi fut consacré à une visite commentée de terrain sur les anciens lieux d’exploitation, en présence de FR3 , informant le public sur les dangers miniers où certains industriels ne soucient guère des pollutions qu’ils vont engendrer pour des centaines d’années.

A SALAU des métaux lourds, de l’arsenic et de l’amiante sont déjà exposés à l’air libre depuis plus de 40 ans et aucune pollution ne doit y être rajoutée qui risquerait également de polluer le SALAT , ou un de ses affluents.

  C’est inconcevable!

Anper soutient totalement cette association et toutes les autres contre ce projet néfaste pour la santé et l’environnement.