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Catégorie : Pyrénées

GROUPE LOCAL PYRENEES:  Mr Jean-Pierre-JENN

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Un Dimanche pour SALAU

Comme vous le savez déjà , nous sommes engagés aux côtés des associations locales contre la réouverture de la mine de Salau qui serait un désastre écologique dans ce secteur ou le Salat prend sa source.

affiche un dimanche pour salau

En effet malgré l’arrêt de l’exploitation de la mine où il reste encore certains polluants laissés sur place, l’État a décidé après une dernière décision du Conseil d’État, d’attribuer à nouveau  en janvier 2026 le Permis Exclusif de Recherche de Mine à la société Variscan Mines, filiale française d’Apollo Minerals (société australienne), dont le président est aujourd’hui également le représentant de Juniper Capital Partner Ltd, société qui était censée financer les recherches en 2016 est qui est basée aux Îles Vierges Britanniques, ce qui n’est pas une garantie de transparence.  

On ajoutera d’ailleurs sur ce point que l’ANPER-TOS et six autres associations ont formé un recours dirigé à l’encontre de la décision du ministre chargé des mines du 22 janvier 2026 attribuant le permis exclusif de recherches minières dit « permis Couflens » à ladite société ainsi qu’un recours en référé suspension, afin d’en obtenir la suspension. Il est notamment reproché à l’autorité ministérielle d’avoir attribué le permis sans que le dossier de demande du pétitionnaire n’ait comporté la moindre évaluation environnementale alors même que les projets de recherches menés dans le cadre de ce permis sont susceptibles d’avoir des incidences notables sur l’environnement.

Le juge des référés du tribunal administratif de Toulouse a, par une ordonnance n° 2605481 datée du 17 juillet 2026, confirmé notre argumentaire juridique, considérant :

« En l’état de l’instruction, alors qu’il apparait que le permis exclusif de recherches en litige est susceptible d’avoir des incidences notables sur l’environnement, le moyen tiré de ce que la décision en litige ne pouvait être prise sans qu’ait été réalisée une évaluation environnementale est de nature à entraîner la suspension de la décision du 22 janvier 2026 ».

Pour autant et malgré cette lueur d’espoir, la requête en tierce opposition formée par la société Variscan Mines devant le tribunal de céans, a été déclarée recevable par une seconde ordonnance n° 2606447 du 20 aout 2026, laquelle est également venue déclarée nul et non avenue la précédente, considérant :

« La lettre contestée du 22 janvier 2026, (…)n’a (…) ni pour objet ni pour effet de prolonger la validité du permis exclusif de recherches minières qui avait été délivré à cette société le 21 octobre 2016 non plus que d’octroyer à celle-ci un nouveau permis mais se borne, à titre informatif, à porter à la connaissance de cette société l’analyse juridique des services de l’Etat quant aux conséquences, sur la validité de ce permis délivré le 21 octobre 2016, de l’action contentieuse dont il avait fait l’objet et à laquelle la décision rendue par le Conseil d’État, le 24 novembre 2025, a mis un terme définitif. Il s’ensuit que la lettre contestée du 22 janvier 2026, qui ne présente pas de caractère décisoire, ne saurait constituer une décision d’approbation d’un plan ou d’un programme soumis à évaluation environnementale au sens et pour l’application de l’article L. 122-11 du code de l’environnement ».

C’est donc une bien triste nouvelle pour les défenseurs du site de SALAU, démunis face aux aléas de la justice administrative, la première ordonnance devant donc être considérée comme n’étant jamais intervenue. Il ne reste donc plus qu’à attendre le jugement intervenant au fond et espérer qu’il valide notre argumentaire juridique…

Le saviez-vous ? La tierce-opposition est ouverte à toute personne dont les droits ont été préjudiciés par une décision de justice au cours de laquelle elle n’était, ni présente, ni représentée. Ainsi et faute de pouvoir former un appel ou un pourvoi en cassation, cette voie lui reste ouverte devant le même juge puisqu’elle aurait dû être appelée dans cette instance.

 « Des assemblées de lutte, auxquelles Stop Mine Salau participe, se sont tenues régulièrement depuis le 1er mars 2025. Celles-ci ont permis de réunir des organisations diverses et des individus qui ont le même objectif : s’opposer aux projets miniers et plus précisément aux projets des sociétés Néométal et Coforgia Haut Salat qui vise à faire des recherches minières, en Ariège, sur les communes de Couflens, d’Ustou, d’Aulus les Bains et d’Auzat et à terme installer une usine chimique de traitement des minerais à Lavelanet ou à Boussens ! ! ( SMS Stop Mine Salau ) »

  Lors des journées de rencontres avec certains habitants et associations, nous avons fait en 2024 un inventaire avec le protocole OMIR sur le cours d’eau du Salat à Salau, au Pont-de-la-Taule et à Saint-Girons.

Ce cours d’eau, qui est en bon état sur toute la partie amont jusqu’à St-Girons, risque de ne plus l’être avec la réouverture de la mine, ses sources étant à proximité.

Pour tous ceux qui veulent tout savoir sur cette activité minière vous pouvez retrouver les informations ici .

Nous serons donc présents comme pour les années précédentes, ce dimanche 6 septembre où nous y tiendrons un stand en espérant vous voir nombreux pour soutenir ANPER et les associations contre ces projets désastreux pour l’environnement.

La réouverture de la mine à Salau c’est toujours NON

Projet d’adducteur du Touyre… 

« TOUT SAVOIR SUR LE PROJET D’ADDUCTEUR DU TOUYRE »

Analyse contradictoire du document publié par le Conseil Départemental de l’Ariège

Avril 2026

L’analyse sera faite en reprenant le déroulement (en italique) de la « PLAQUETTE PDF 8 PAGES » distribuée et disponible également : ICI .

Les lignes en gras sont commentées. Le Conseil Départemental de l’Ariège est abrégé en « CD 09 »

Nos éléments de réponse proviennent du document « Arguments des APNE contre le détournement du Touyre pour approvisionner Montbel » Nos commentaires sont en caractères droits.


Lac de Montbel

TOUT SAVOIR SUR LA SÉCURISATION DU REMPLISSAGE DE MONTBEL ET SUR LE PROJET D’ADDUCTEUR DE LA RIVIÈRE TOUYRE

                Ce titre est discutable. Il sous-entend un risque pour Montbel. Or nous affirmons que ce risque n’existe pas. Le terme « Sécurisation » est alarmiste et trompeur.

L’Ariège est l’un des « châteaux d’eau » de l’Occitanie. Grâce à ses montagnes, notre département a la chance d’être encore préservé. Mais face au défi du changement climatique, l’eau devient une ressource précieuse qu’il faut apprendre à mieux partager. Cette richesse implique une responsabilité : celle de la solidarité et du partage de ce bien commun.

Depuis 1985, le lac artificiel de Montbel joue un rôle de réservoir vital, raison pour laquelle il a été aménagé. Sa mission est de soutenir le débit des rivières notamment pour garantir l’alimentation en eau potable des habitants et permettre aux agriculteurs de continuer à nous nourrir.

Cette affirmation dissimule la réalité en mettant en avant une part minime de cette mission. En effet, l’eau de Montbel se partage ainsi :

  • 52 % pour la compensation des prélèvements agricoles(branche Ariège/Hers 34%) et le soutien d’étiage de l’Hers (18%)
  • 40 % pour le lac de la Ganguise (branche Haute Garonne/Aude), dans le Lauraguais, à vocation agricole,
  • et 8 % pour le soutien d’étiage de la Garonne.

Enfin, la référence aux agriculteurs occulte le fait que le maïs est une marchandise d’exportation , les productions destinées au marché local est minime.

L’ADDUCTEUR DU TOUYRE : UNE INFRASTRUCTURE PROPRE

UN LAC EN DIFFICULTÉ Depuis quelques années, le manque de neige et une pluviométrie aléatoire empêchent le lac de Montbel de se remplir complètement.
Faux ! Cette affirmation sans nuance est fausse. Sur 40 années, fin juin, c.à.d. au début de la saison d’irrigation et après avoir servi la Ganguise au printemps (26 Mm3), il est toujours resté plus de 34 Mm3 pour la branche Hers Ariège (donc les 52 % nécessaires) et 12 Mm3 en moyenne pour assurer le soutien d’étiage de l’Hers et par conséquent de la Garonne.
Quand le niveau baisse trop,
c’est toute la sécurité de l’alimentation des usages de l’eau de la région qui est menacée.
Cela signifie en réalité que l’irrigation a utilisé son quota, ce qui se produit très rarement. De plus, la préfecture veille à ce que la part des usages obligatoires (sécurité et consommation humaine) ainsi qu’un seuil de protection des milieux soient maintenus.

LE PROJET EN CHIFFRES

20% : C’est seulement ce que l’adducteur prévoit de prélever dans le débit du Touyre, en hiver du 1er novembre au 30 juin, pour alimenter Montbel.
Faux ! Le CD09 prévoit de prélever entre 10 et 15 Mm³ en période hivernale ce qui peut représenter jusqu’à 40 % du débit en période hivernale sèche. La prise d’eau pouvant capter 1600 l/s alors que le débit moyen du Touyre est de 1980 l/s c’est bien quasiment toute l’année que la rivière en aval sera condamnée au seul débit réservé.
15 millions € : C’est le budget pour la création de cette infrastructure, dont le financement serait majoritairement assuré par un cofinancement à hauteur de 70% par l’Agence de l’Eau Adour Garonne et la Région (fonds FEDER et fonds propres).
Faux ! Nous savons de source sûre que le CD09 à approuvé en septembre 2025 un budget de 21 millions € ! (délibération du 8 septembre 2025)
L’Adducteur du Touyre est prévu pour être une canalisation de 1 mètre de diamètre, enterrée sur une longueur de 5km. Cette conduite permettra de prélever une partie de l’eau du Touyre en hiver vers le lac de Montbel pour garantir son remplissage, sans pour autant nuire à la rivière. Son installation gravitaire (en pente) sera nulle en énergie. Un système de pompage sera mis en place pour réalimenter le Touyre en période estivale, ce qui préservera les milieux aquatiques de la rivière.
Ce projet est une étape clé pour protéger notre environnement face au changement climatique et s’assurer que, demain, personne ne manque d’eau sur le territoire.

Conscient de cela, le CD09 prévoit un système de pompage pour restituer de l’eau au Touyre en été. Cette méthode sera extrêmement consommatrice d’électricité et interroge sur « l’intelligence » du système : Si de l’eau a été apportée au lac de Montbel, il est fort peu probable qu’on la rendra et de plus, s’il faut la rendre en été, pourquoi ne pas l’y avoir laissée en hiver ?

Lire la foire aux questions

En conclusion
                Cette « PLAQUETTE PDF 8 PAGES » a été publiée et distribuée quelques jours avant l’ouverture de l’enquête publique sur ce projet avec l’intention visible d’influencer les citoyennes et les citoyens qui seront appelés à s’exprimer.
                Les APNE désapprouvent totalement cette politique de stockages intensifs, de suréquipement des cours d’eau et la vision consumériste de l’eau qu’elle favorise.

                A ce titre, le projet de « sécurisation » de Montbel ressort d’une vision passéiste néfaste de l’action publique en regard des enjeux auxquels nous devons faire face. L’hydrologie à l’échelle de tous les bassins est très impactée par les aménagements et artificialisation des écosystèmes. Ce projet est en contradiction totale avec ce que préconise désormais les agences de l’eau et les syndicats de rivières, c’est à dire un retour à l’état naturel des cours d’eau et des solutions fondées sur la nature.

Des choix intelligents et concertés doivent être fait. Sans quoi les rigueurs climatiques à venir nous contraindront à des mesures d’urgence qui coûteront beaucoup plus à la société que les investissements discutables et court-termismes d’aujourd’hui comme celui-ci.

Nous ne pouvons cautionner un tel projet soi-disant d’utilité publique , qui va à l’encontre des solutions fondées sur la nature et nous vous incitons à déposer à cette enquête publique ci-dessous.

 –Avis d’Enquête Publique

Documents de présentation

Registre du projet