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Catégorie : Actions de terrain

Vous retrouverez sur cette page  tous les articles concernant les actions que nous menons et qui peuvent être techniques ou de formations aux institutions par exemple

2021, année de la biodiversité ?

1500 Membres de l’UICN ont adopté 148 résolutions et recommandations lors du Congrès International pour la Nature à Marseille en septembre 2021.

« Parmi les décisions prises au Congrès figuraient, sur proposition des membres français de l’UICN, 4 recommandations sur la protection des mammifères marins, la protection des vieilles forêts d’Europe, la planification des activités en mer et la réduction des impacts de l’industrie minière» résumait l’UICN sur son site le 11 septembre 2021 en conclusion du congrès mondial de l’UICN.

Et pour nos rivières ? Qu’en est-il sur le terrain, en dehors des grandes réunions internationales ? Quid de nos poissons migrateurs ? Un seul exemple : le dernier rapport en date sur l’anguille. Face à la chute continue du nombre d’anguilles, le Conseil international pour l’exploration de la mer souhaite, pour 2022, l’arrêt total des captures d’anguilles, quel que soit le stade (adultes ou civelles) et quel que soit le mode de pêche.

Notre association soutient cette opinion comme elle soutient depuis plus de soixante ans les initiatives visant à protéger les milieux aquatiques français. En 2022, ANPER sera sur tous les fronts, : protection des milieux, lutte contre la pollution et le braconnage, rétablissement de la continuité écologique, sans oublier la participation à des programmes de recherche.

Notre équipe s’étoffe, elle a besoin de chacun de vous, et je tenais en ce début d’année à vous remercier de votre soutien. Que 2022 vous apporte joie, bonheur et surtout la santé et qu’ensemble nous puissions mener à bien nos actions pour protéger nos rivières.

Ne manquez pas les nouvelles de l’eau en janvier

John PHILIPOT, président.

Le Programme INTERREG

France (Manche)-Angleterre et ANPER-TOS

Réduire la pollution plastique des océans et des cours d’eau

Le programme INTERREG

Vous ne le savez peut-être pas mais grâce à son projet des bacs à rives, ANPER-TOS a rejoint le programme INTERREG France (Manche)-Angleterre.

Ce programme a été mis en place pour « encourager le développement économique entre le sud du Royaume-Uni et le nord de la France. ».

Il regroupe et finance  « des projets innovants qui ont un impact transfrontalier et durable ». Parmi les projets financés, le projet Preventing Plastic Pollution (Prévention de la Pollution Plastique) est celui auquel ANPER-TOS participe.

Le projet Preventing Plastic Pollutions (PPP)

« À l’échelle mondiale, environ 80% de la pollution plastique provient de sources terrestres (GESAMP, 2016) et environ 4 millions de tonnes de déchets plastiques entrent dans la mer par voie fluviale chaque année (Schmidt et al 2017. Environ. Sci. Technol. 51,12246-12253) »

Le projet PPP a pour objectif  de faire un état des lieux sur cette pollution plastique afin de mieux comprendre son origine.

Basé sur un modèle de bassins versants, le projet rassemble des données sur la quantité et les sources probables de pollution plastique. La baie des Veys, à quelques kilomètres du groupe local Normandie d’ANPER-TOS, fait partie des 7 sites pilotes choisis pour ce projet. « La pollution plastique arrivant dans les bassins versants sera identifiée, quantifiée sur la base d’approches standardisées, qui seront ensuite évaluées. »

L’objectif est de localiser les zones d’accumulation de pollution afin de pouvoir intervenir au plus vite et de manière efficace.

Le rôle des bacs à rives dans ce contexte

Les projets de bacs à rives, que notre association a mis en place, ont dès le début été soutenus par le département de la Manche. Ce dernier est notre plus grand allié et lorsqu’il a pris connaissance du projet des bacs à rives, il nous a proposé de devenir amis du projet PPP faisant ainsi d’ANPER-TOS un nouvel acteur permettant de :

« déterminer les moyens efficaces de réduire et d’éliminer les déchets plastiques de leurs activités, de réduire l’empreinte plastique et de les orienter vers des comportements plus durables. »

En effet, pour rappel le projet des bacs à rives a pour objectifs de :

  • réduire la quantité de déchets sauvages proches des cours d’eau ;
  • d’analyser ces déchets (tri, comptage et pesée)
  • de sensibiliser le grand public à l’impact de ces déchets.

Il rentre alors dans le cadre du projet Preventing Plastic Pollution et du programme INTERREG.

Les données que nous obtenons grâce aux bacs à rives sont transmises au département de le Manche et contribuent à l’acquisition de nouvelles connaissances sur la pollution plastique.

Le 30 septembre 2021, le Président d’ANPER-TOS a eu l’opportunité de rencontrer certains membres (anglais et français) du projet PPP et de leur expliquer le projet des bacs à rives. Ce fut un moment très intéressant qui promet de nombreuses collaborations !

→ Pour suivre l’avancée et les résultats du projet des bacs à rives :

https://anper-tos.fr/category/actions/projet-des-recolteurs-danper/

→ Le site du projet Preventing Plastic Pollution :

https://www.channelmanche.com/fr/projets/projets/preventing-plastic-pollution/

→ Le site du programme INTERREG :

https://www.channelmanche.com/fr/program/a-propos-du-programme/

Voir également l’article de OUEST FRANCE du 5 octobre 2021:
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ANPER et l’écrevisse à pattes blanches

ANPER participe à la préservation de l’écrevisse à pattes blanches
“Austropotamobius pallipes”

Plusieurs espèces d’écrevisses sont naturellement présentes dans nos cours d’eau

Ces trois espèces d’écrevisses sont protégées par de nombreux textes juridiques français et internationaux dont la Convention de Berne relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe, la liste rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) mais aussi la Directive Habitat de l’Union Européenne.

De fait, ces écrevisses sont protégées et de nombreuses mesures sont mises en place pour essayer de remédier à leur disparition.
Dans la suite de cet article, nous allons nous concentrer sur l’écrevisse à pattes blanches car elle a fait l’objet d’une mesure de protection mise en place par ANPER.

Il y a plusieurs décennies, l’écrevisse à pattes blanches (ou écrevisse à pieds blancs), était présente un peu partout en France mais elle a aujourd’hui disparu dans plusieurs régions à cause de différentes pressions environnementales.

L’écrevisse californienne peut être porteuse saine de la peste de l’écrevisse (…) mais peut la transmettre aux écrevisses françaises .

Parmi les méthodes utilisées pour la protéger, on trouve la capture des espèces invasives comme l’écrevisse de Californie, Pacifastacus leniusculus, qui portent atteinte aux populations d’écrevisses à pattes blanches. Ces dernières, contrairement à nos écrevisses locales, sont exogènes car elles ont été introduites en France dans les années 60 notamment pour agrémenter les étangs de certains particuliers (En savoir plus).

Sauf que, petit à petit, ces écrevisses ont trouvé le chemin des cours d’eau naturels et, compte tenu de leur taille et de leur agressivité, elles ont décimé de nombreuses  populations d’écrevisses locales. De plus, l’écrevisse californienne peut être porteuse saine de la peste de l’écrevisse : elle n’est pas atteinte par cette maladie mais peut la transmettre aux écrevisses françaises provoquant ainsi leur mort.
Réguler les populations d’écrevisses californiennes en effectuant des prélèvements réguliers permet d’éviter que leur développement trop important nuise aux écrevisses locales. Il est interdit de les transporter vivante donc leur déplacement n’est pas envisageable. Les écrevisses de Californie attrapées sont incinérées .

ANPER participe à cette régulation d’espèce en Normandie et plus précisément dans la Zone Spéciale de Conservation FR 2500118 « Bassin de la Druance », classée ainsi en raison de la présence d’écrevisses à pattes blanches. Thierry, un adhérent et bénévole d’ANPER, pose tous les ans, des nasses (sorte de piège) dans certains cours d’eau qu’il a préalablement repérés comme abritant des écrevisses californiennes. La nuit les écrevisses entrent dans les nasses et sont ainsi piégées.
Une autre technique consiste tout simplement à retourner, de jour et dans le lit mineur du cours d’eau, les matériaux grossiers (galets, pierres) sous lesquels se cachent parfois les écrevisses.
Il est toutefois essentiel que soient remis en place les galets et pierres sur le dessous desquels vivent des larves diverses.

En 2020, à cause des conditions sanitaires, les prélèvements n’ont pu être effectués que tard dans l’année (décembre) ce qui a entraîné un résultat très faible de capture car lorsque l’eau atteint une certaine température, les écrevisses rentrent en léthargie et l’on ne peut plus les capturer. Dès que l’eau se réchauffera, les prélèvements pourront reprendre.