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Catégorie : Groupes locaux

Anper,

Association Nationale pour la Protection des Eaux et Rivières est une association Nationale.

A ce titre des groupes locaux veillent, agissent au niveau régional.

Retrouvez les dossiers en cours classés par régions.

Compensation écologique

ANPER-TOS assure la compensation écologique

Évidemment l’idéal est de ne pas modifier un milieu naturel mais nous vivons désormais dans une société qui ne peut s’en empêcher.

ANPER-TOS, à travers son expertise dans les milieux aquatiques, peut intervenir auprès d’un maître d’œuvre afin de l’aider à compenser de manière efficace.

Rappelons le,

« La compensation écologique consiste en une opération de compensation des dommages, qui ne peuvent être ni évités ni réduits, qu’un projet cause à l’environnement, par des mesures visant à restaurer, voire à créer, en d’autres lieux, les fonctions écologiques et milieux perdus. »

Arnauld de Sartre, Xavier, et Isabelle Doussan. « Introduction. La fabrique de la compensation écologique, un approfondissement de la modernisation écologique ? », Natures Sciences Sociétés, vol. 26, no. 2, 2018, pp. 129-135.

Arrivée assez tôt dans la loi française (1976), la doctrine Eviter-Réduire-Compenser (ERC) n’a été réellement mise en place et utilisée qu’à partir des années 2010 après que les lois Grenelle 1 et 2 ont renforcé leur application.

Les objectifs de cette doctrine sont les suivants :

– Éviter tout dommage causé à l’environnement donc ne pas faire, faire ailleurs ou autrement les projets, plans ou programme qui entraîneront incontestablement des effets néfastes sur l’environnement. L’idée est de supprimer les impacts négatifs avant même que le projet ne démarre.

– Réduire autant que possible la durée, l’intensité, l’étendue des dommages qu’on ne peut pas éviter. – Compenser donc les dommages restants en apportant une contrepartie. Seuls les effets négatifs notables, directs ou indirects d’un projet doivent être compensés.

Pour lire la suite, c’est ici

ANPER sur le terrain

ANPER-TOS développe de plus en plus ses activités de terrain à travers des projets qui ont pour objectif la sensibilisation du grand public et la récolte de données.

Dans ce cadre le projet des bacs à rives (que nous ne présentons plus …) en place depuis plus d’un an et demi maintenant a impulsé de nouveaux axes de travail.

Une bouteille géante pour nos plastiques

Entre autres, dans la Manche le conseil municipal des jeunes de Sainte-Suzanne-sur-Vire (là où le groupe Normandie a ses locaux)  a décidé de créer une sculpture géante en métal représentant une bouteille et dans laquelle, tous les mois, notre association déposera les déchets plastique qui auront été mis dans nos bacs à rives par le grand public.

L’objectif est de rendre la quantité de déchets  en plastique plus visible aux yeux du grand public.

Nous étions évidemment présents lors de l’inauguration de cette bouteille, le 19 février 2022, aux côtés de Valérie Nouvel, vice-présidente du département de la Manche en charge de la transition écologique, Antoine Aubry, maire de Sainte-Suzanne-sur-Vire, Fabrice Lemazurier, président de Saint-Lô Agglo et Jeremy Candy, champion du monde de marathon K2 (kayak).

Enfin un repreneur pour nos plastiques !

Dans la suite de cette inauguration, nous avons rencontré une entreprise normande qui récupère les déchets plastiques voués à être enterrés ou incinérés afin d’en faire de l’aggloméré destiné au mobilier.

Cette entreprise n’utilise pas de nouvelle matière plastique pour créer son aggloméré et accepte les déchets dits « souillés » c’est-à-dire abîmés et/ou sales. C’est pourquoi, nous allons créer un nouveau partenariat avec elle : nous enverrons tous les déchets plastiques des bacs à rives à cette entreprise pour les valoriser d’une manière originale … Affaire à suivre !

Les semaines de l’eau

De plus, afin de valoriser notre projet des BAR et l’initiative du conseil municipal des jeunes, nous organisons en Normandie, à l’occasion de la journée mondiale de l’eau (le 22 mars), deux semaines de « journées de sensibilisation à la pollution plastique ».

Ainsi, pendant deux semaines, nous proposerons des interventions gratuites dans les écoles adjacentes aux bacs pour expliquer aux enfants le cycle de l’eau et l’impact des déchets sur les milieux aquatiques. Nous effectuerons aussi nos premiers prélèvements de microplastiques dans les sédiments en suivant un protocole qu’un laboratoire breton (LABOCEA) nous a fourni. Et enfin, nous proposerons un ramassage de déchets le 12 mars autour de la Vire.

ANPER est aussi sur le terrain pour le ramassage des déchets le long des cours d ‘eau en Ariège ou en Haute Garonne..

Le COGEPOMI Adour: une arme anti Natura 2000

Par Philippe Garcia, Président de « Défense des Milieux Aquatiques », que nous remercions vivement pour son leadership efficace dans ce dossier auquel ANPER collabore.

« Le comité de gestion des poissons migrateurs (COGEPOMI) serait fondé sur la « concertation » : jugez-en, le cumul des voix de l’administration et de la pêche aux engins dépasse systématiquement les 50 % partout en France. Sur l’Adour, il atteint 66 % : les jeux sont faits d’avance. Pire, les propositions de la pêche récréative sont systématiquement écartées avant même que le COGEPOMI Adour puisse les coter. Ce COGEPOMI Adour ne respecte même pas le code de l’environnement en ne fixant aucune limitation des captures de saumons, d’aloses et de lamproies comme le code l’exige. Il s’accommode du filet dérivant que ni le code rural et de la pêche maritime ni le code de l’environnement ne prévoient dans l’estuaire ou en amont.

Mais le plus grave n’est pas là. Spécifique aux poissons migrateurs, le décret du 16 février 1994 qui a créé neuf COGEPOMIs est un écran de fumée anti NATURA 2000 déployé quelques mois avant l’entrée en vigueur le 10 juin 1994 de la directive Habitats en France. Pour faire la neutralisation de cette directive européenne dans les domaines de la pêche et de la chasse, la transposition française a été gravement torpillée. En 2010, la cour de justice de l’Union européenne s’en est partiellement rendue compte en effaçant cette phrase scandaleuse du code de l’environnement qui prévoyait que la chasse et la pêche ne seraient jamais des activités perturbantes en zone NATURA 2000 (affaire C-241/08).

En vain : l’État est revenu à la charge en prévoyant des listes « positives » des activités à évaluer, desquelles il a suffi d’exonérer explicitement la pêche maritime et d’oublier la pêche fluviale et la chasse pour que toutes ces activités continuent, comme si de rien n’était, au cœur des zones NATURA 2000. Une vraie farce ! Il a fallu dix ans encore pour que la Commission européenne se rende compte de la supercherie en mer et déclenche la procédure précontentieuse 20204036 contre la France à ce sujet précis, dans le cadre de l’hécatombe des dauphins.

Le plus grave n’est toujours pas là. L’article 6, alinéa 1 de la directive Habitats impose aux Etats membres de prendre toutes les mesures nécessaires répondant aux exigences écologiques des espèces protégées au sein des aires NATURA 2000. La première des exigences écologiques de nos chers poissons migrateurs est de vivre, n’est-ce pas ? La première des mesures à prendre était donc d’en interdire la pêche commerciale. Devant une telle conséquence, le législateur français a préféré, ni vu ni connu …, ne jamais transposer cette trop puissante disposition.

Je conseille aux personnes qui n’apprécient pas de se faire rouler dans la farine de boycotter définitivement le COGEPOMI, exemple du déni du droit communautaire, plutôt que de le cautionner et de le légitimer par leur seule participation. Notre justice nationale que l’on sait débordée finira bien par entendre DEFENSE DES MILIEUX AQUATIQUES et la coalition qu’elle entraîne. Nous demanderons alors tous ensemble réparation du préjudice écologique. La note sera salée. »

NB : ANPER tient à rappeler que le Code de l’Environnement dans son article R436-45.2° indique qu’il est obligatoire de déterminer les quantités maximales de poissons migrateurs susceptibles d’être capturés chaque année dans chaque cours d’eau. Ni le PLAGEPOMI dans ses versions passées et en cours, ni les arrêtés préfectoraux annuels réglementant la pêche des migrateurs, et en particulier le saumon atlantique, n’en ont fait mention à quelque moment que ce soit. Cette obligation légale a toujours été éludée et balayée d’un revers de main par la DREAL malgré les questions insistantes de notre représentant à chaque réunion du COGEPOMI Adour depuis plusieurs années. Une nouvelle fois l’administration ne remplit pas son rôle et ses représentants sont incapables d’endosser courageusement leurs fonctions.

Pour conclure, toutes les pêches actuelles, qu’il s’agisse des amateurs et des professionnels, aux lignes comme aux engins sont actuellement illégales.