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Espèces menacées

MIGRATEURS EN BRETAGNE

ANPER-TOS est représentée au sein du groupe technique en amont du COGEPOMI (Comité de gestion des poissons migrateurs).

Notre rôle en Bretagne est de contribuer à la cohérence des programmes de gestion des espèces menacées et de formuler des propositions pour la protection des migrateurs amphihalins présents sur le territoire du COGEPOMI Loire Bretagne.

ESPECES MENACEES

Tableau récapitulatif des espèces menacées

Anguille européenne : les efforts engagés par la France pour réduire les causes de mortalité et reconstituer le stock ne sont pas à la hauteur.

Pour ce faire, il convient, d’une part, de sensibiliser l’ensemble des acteurs concernés par la reconstitution du stock d’anguilles (pêcheurs professionnels, pêcheurs amateurs, associations de protection des poissons migrateurs, hydrauliciens, agences de l’eau, membres des comités de gestion des poissons migrateurs (COGEPOMI), etc…) et, d’autre part, de préciser le montage et le financement des projets portés par les acteurs.

Un nouvel appel à projets a été lancé du 1/06/2018 au 30/07/2018 afin  de financer la réalisation d’un certain nombre de projets de repeuplement dans six unités de gestion de l’anguille pour la campagne de pêche 2018/2019. Le montant maximal des opérations, sous réserve des disponibilités budgétaires, est fixé à 2 000 000 €.

Ce  budget important est consacré aux projets éligibles en septembre 2018. Les résultats devront démontrer l’efficacité des mesures de restauration des populations de l’anguille européenne dont les effets ne pourront être constatés qu’à long terme à l’horizon de 2020 voire 2022…

SANS PLUS ATTENDRE IL EST URGENT DE PRENDRE DES MESURES CORRECTIVES ET DRASTIQUES SUR LE TERRITOIRE NATIONAL.

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Des Moulins et nos Rivières

Les Amis des moulins ne sont pas les Amis des Rivières !

 

Le Ru de Courcelles, plus connu sous la dénomination locale de Rivierotte  à l’amont de la commune de Vix dans le Département de la Côte d’Or, a connu une grave pollution d’origine sédimentaire dans la matinée du 17 Septembre 2018.

Le plan d’eau, en barrage sur le ru de Courcelles (Rivierotte) d’une surface d’environ 2500 m2, constitue un bief d’absolument aucun intérêt pour la biodiversité aquatique puisque très sédimenté et presque intégralement comblé par les vases.

boues résultant de la vidange sauvage

Malgré le très faible débit de la rivière, à l’étiage, le propriétaire du Moulin de Courcelles n’a pas trouvé mieux que de procéder à la vidange intégrale du bief pour, selon nos informations, procéder à la maintenance d’une pompe à chaleur.

Le résultat!

 Ce ne sont pas moins de 80 à 100 % de poissons morts (pour l’essentiel les espèces salmonicoles truites et ombres) et 100 % sur les alevins et la faune invertébrés.

Les dégâts se poursuivent à l’aval, avec une mortalité estimée à 50% sur les poissons et invertébrés.

 

Ce sont au total 2,5 km de rivière fortement impactés, les chiffres étant susceptibles d’évoluer dans le temps en raison des variations du taux d’Oxygène par dégradation de la matière organique.

L’Agence Française de la Biodiversité s’est rendue sur place pour constater l’infraction un procès verbal est cours de rédaction.

ANPER-TOS déposera plainte car il est inadmissible de continuer à voir ce genre de comportement de la part de propriétaires de moulins peu scrupuleux, et ruiner ainsi l’équilibre d’un cours d’eau.

Les rivières sont à des niveaux d’étiage rarement enregistrés, et la continuité écologique prend tout son sens face à une telle situation et surtout une telle irresponsabilité.

Les amis des moulins feraient bien de regarder plus loin que le bout de leur Bief…

Comptez sur ANPER-TOS pour ne pas laisser l’intérêt particulier prendre le pas sur l’intérêt général

Ne rien lâcher!

Les signaux d’alerte sont au rouge!

La période estivale, qui peine à se terminer sur un plan météorologique, aura une fois de plus porter à la lumière l’immensité du travail à accomplir pour tenter de préserver ce qui peut encore l’être.
La ressource en eau se dégrade sur tous les plans sous le regard bien trop souvent indifférent des populations. Les signaux d’alerte sont au rouge, pour certains depuis bien longtemps déjà, pour d’autres les conditions climatiques ne font qu’accélérer les processus d’altération des milieux naturels.


Les vieux réflexes ressurgissent du passé, et pour faire face à la sécheresse qui frappe la quasi-totalité du territoire national, les organisations syndicales agricoles nous expliquent je cite :« que le bon sens paysan est de stocker l’eau dans de grands barrages pour pallier au déficit de précipitations ».

Après avoir massacrée l’essentiel du chevelu hydrographique du territoire, drainée des millions d’hectares de terres, arrachée des milliers de kilomètres de haies, polluée l’essentiel des eaux de surfaces et souterraines, la folie destructrice du lobbying agricole continue dans sa stratégie, si tant est que cela en soit une sauf celle qui conduit au chaos.

Observer la nature!

Nul n’est besoin d’être scientifique, et pour celles et ceux qui savent observer et regarder la nature, à l’unanimité, il est de fait que l’on assiste à un effondrement dramatique de la biodiversité terrestre et aquatique.
La déficience de l’Etat, le manquement de ses administrations en responsabilité de la police de l’eau, à faire respecter l’ordre là ou les réglementations doivent être appliquées, autant de facteurs pour un effet cocktail particulièrement dévastateur pour les milieux aquatiques naturels et pour la nature en général.

 

Le départ de Nicolas Hulot, n’en déplaisent à ceux qui l’ont vivement critiqué jusqu’à dire et écrire qu’il s’agissait d’un acte de trahison, voir de lâcheté, est le signe d’une évidence à laquelle nous sommes confrontés chaque jour sur le terrain : celui de l’intérêt privé au détriment de l’intérêt général, celui des pressions politiques qui eux mêmes sont sous la pression des lobbyistes de plus en plus pressant voire même menaçant.

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