Bouton adhésion
Bouton récolteur
Bouton mécénat

Catégorie : Milieu aquatique

Recyclage des plastiques de nos cours d’eau

Anper- TOS dans ses nombreuses actions mise sur le recyclage des plastiques pour entre autre sensibiliser sur la pollution des rivières par les plastiques. Comme vous pouvez le constater en découvrant les articles ci-dessous de nombreuses démarches ont été menées.

Anper-TOS sur la brêche↗

Nos bénévoles, nos apprentis et nos stagiaires mènent de nombreuses animations scolaires tout au long de l’année et depuis l’arrivée des machines à recycler les plastiques, l’engouement se ressent.

Anper-TOS recycle le plastique de nos rivières ↗

Depuis trois ans, en Normandie et maintenant dans 8 départements, ANPER est à l’origine de la mise en place de bacs à rives. Comme les bacs à marées sur les plages, ces bacs à rives sont là pour récolter les déchets que les promeneurs, les pêcheurs, les kayakistes,… trouvent sur les berges des cours d’eau

Animation vélo broyeur↗

L’association Nationale pour la Protection des Eaux et des Rivières mène depuis 3 ans un programme de lutte contre la pollution plastique des eaux, et plus particulièrement des rivières, avec plusieurs dizaines de bacs à rive déployés le long des cours d’eau en France.(…)
ANPER-TOS s’est aujourd’hui équipée de 2 nouvelles machines conçues par l’ingénieur Thiébaut Ficht, pour revaloriser les plastiques.

Et nous continuons!

Près de 1500 objets à base de plastique des rivières réalisés en seulement 7 mois

Fin mars, l’entreprise autorecyclab de Saint Aubin du Cormier nous livrait nos deux machines à recycler les plastiques. Un vélo broyeur et une presse hydraulique utilisables par toutes et tous sont donc venus compléter notre dispositif des bacs à rives installés dans le département de la Manche. Nous sommes donc en mesure, aujourd’hui, de fabriquer des objets à partir des plastiques récupérés le long des cours d’eau et d’éviter ainsi qu’ils ne polluent.

Nos bénévoles et nos salariés apprentis ont donc parcouru la Normandie (une animation dans l’Eure, 6 dans le Calvados, 12 dans la Manche) et un peu en Bretagne (une à Dinard et une à Pleurtuit) pour animer des journées complètes ou des demi-journées. Les chiffres viennent de tomber en 7 mois (pause en aout), les machines ont fabriqué 1485 objets et ces animations ont permis de récolter un peu plus de 1300 euros à l’association.

Cette année de rodage est donc une bonne année de lancement et 2024 sera encore plus productive puisque notre planning de réservations se remplit : interventions scolaires, interventions extra-scolaires, festivals, fêtes du recyclage, … Pour amplifier ces actions de lutte contre la pollution plastique des eaux, un second jeu de machines a été positionné dans le Grand Est avec notre salarié Valentin Tautou.

Chacun de vous peut diffuser cette information et demander aux personnes intéressées de nous contacter pour que nous leur établissions un devis d’intervention.

Ces actions concrètes ont permis aux médias de (re)parler de notre association et d’anciens membres m’ont appelé depuis, pour me dire qu’ils allaient adhérer car ils pensaient que nous n’existions plus.
Les reportages 2023 sont disponibles notre chaîne YouTube  :

On parle du recyclage des plastiques par Anper-TOS

Le président

Usages de l’EAU

EAU: Prélèvement, Utilisation, Consommation

Lorsque l’on parle de l’eau sur la Terre, il faut distinguer le « Grand Cycle », qui est lié à la circulation des masses d’eau sur terre, en mer et dans les airs, et le « Petit Cycle », qui est celui des usages humains, depuis les pompages jusqu’aux rejets dans le milieu après traitement. C’est pourquoi il faut dans ce domaine distinguer le prélèvement – ce qui est retiré du milieu naturel, l’utilisation – ce que l’on en fait, et la consommation – ce qui ne revient pas au lieu de prélèvement.

source CIEAU

Est considérée comme consommée l’eau qui ne rejoint pas le milieu là où elle a été prélevée. Selon les usages elle a été transformée en vapeur d’eau, ou absorbée. Elle n’a pas disparu mais ne se retrouve alors que fort loin de son lieu d’extraction, parfois d’un continent à l’autre, plus souvent encore dans les océans. Le problème, amplifié par le réchauffement climatique, vient de ce que les usages humains affectent les équilibres naturels. Bien sûr on objectera que le ‘’grand cycle’’ de l’eau a pour résultat que l’eau est toujours en quantité constante sur Terre. Mais les activités humaines, en perturbant le ‘’petit cycle’’, créent des déséquilibres au niveau local qui peuvent souvent aboutir à des problèmes sévères.

Est considérée comme utilisée l’eau qui a servi à un usage et dont la part non consommée a ensuite rejoint le milieu naturel soit directement, soit à travers un système d’assainissement.

Est considérée comme prélevée l’eau qui a été retirée du milieu naturel pour un usage, qu’il soit énergétique, industriel, agricole ou des usages domestiques. Ce prélèvement est quantifié en volume (compteurs d’eau) et fait l’objet d’une redevance de prélèvement.

Chez les usagers domestiques une part seulement de l’eau qui transite par nos robinets puis rejoint les stations de traitement est réellement ‘’consommée’’ – l’essentiel rejoint le circuit et au final le milieu naturel (voir tableau). La facture d’eau des usagers concerne en réalité l’eau utilisée depuis les circuits d’adduction et le terme de ‘’consommation’’ est donc impropre. Mieux vaudrait parler d’utilisation. On en déduira que vouloir ‘’économiser l’eau’’ pour les usages domestiques a du sens par rapport à notre facture d’eau et au ‘’petit cycle’ des prélèvements, de la potabilisation ou de l’épuration. Mais cela n’en a guère pour ce qui est des économies réelles en termes de ressource globale sur le ‘’grand cycle’’.

Et pour tous ceux qui pensent qu’il suffit de stocker l’eau pour résoudre le problème, il faut savoir que seule la pluviométrie permet d’avoir de l’eau. Quel que soit l’usage, on ne ‘’crée’’ pas de la ressource. On la prend.

QUELQUES CHIFFRES

Gélatines Weishardt condamnée

Victoire pour les cours d’eau et l’ensemble de ses fonctionnalités écologiques !

ANPER-TOS obtient la reconnaissance d’un préjudice écologique causé au Dadou par l’entreprise Weishardt.

Le délibéré est tombé ce 18 avril dernier, l’entreprise Weishardt, géant mondial de production de gélatines alimentaires et pharmaceutiques a été reconnue coupable de déversement de substance nuisible dans l’eau par le tribunal correctionnel de Castres et condamnée à une amende de
21 000€, ainsi qu’à la réparation du préjudice écologique et moral d’ANPER-TOS.

L’enquête de la gendarmerie avait révélé que ce type de rejets de boue organique était relativement fréquent depuis plusieurs années. 

ANPER-TOS, en tant que partie civile, avait argué l’importance du préjudice écologique après une telle pollution. Mais la reconnaissance n’était acquise. En effet, sans mortalité piscicole, les atteintes sont peu visibles, ce qui rend leur évaluation et leur réparation difficiles. A l’audience, nous avons démontré à la juridiction l’impact chronique du déversement de gélatine, causant un double effet de colmatage et d’eutrophisation, dramatique pour les macro-invertébrés, les micro-organismes et les frayères. 

ANPER-TOS salue par cette décision la prise en compte de l’ensemble des fonctions écologiques des cours d’eau, et par là-même la reconnaissance du colmatage et de l’eutrophisation comme dommages au milieu aquatique.

Rivières Berrichonnes en souffrance

Entre richesse passée et agriculture industrielle, les rivières berrichonnes sont à la peine…

Fut un temps pas si lointain où les rivières du Berry regorgeaient de vie. Alimentées par des résurgences de la nappe jurassique, supportées par d’innombrables zones humides, ces cours d’eau de plaine abritaient une riche population mixte à forte tendance salmonicole. La Sauldre, la Nère, toujours classées en première catégorie couvraient un linéaire total de plusieurs centaines de kilomètres de ruisseaux de qualité courant à travers la Sologne, de même que l’Yèvre qui alimente Bourges et ses marais classés. Les truites y abondaient, tant en taille qu’en quantité, accompagnées de brochets, vairons, vandoises, chevesnes…

Puis est venu le remembrement, et au tournant des années 2000 l’irrigation massive s’est imposée, associée à l’empoisonnement massif aux pesticides et aux nitrates que relèvent le SDAGE Loire Bretagne et ses documents d’accompagnement.

Dès lors l’ensemble a périclité et quoiqu’on observe encore de grosses éclosions de mouches de mai et quoique la truite soit encore présente, il faut bien constater hélas que les pompages abusifs ont eu raison de ces biotopes exceptionnels : les sécheresses récurrentes ont bon dos dès lors que des millions de mètres cubes sont prélevés dans les nappes en été, accentuant de facto les effets des évolutions du climat. On notera que l’entièreté du bassin est classée en Zone de Répartition des Eaux, ce qui souligne le déséquilibre chronique en disponibilité de la ressource.

Les mesures prises par la préfecture du Cher se bornent donc à un encadrement réglementaire minimal prise dans une concertation déséquilibrée. Qu’on en juge, les seuil d’alerte de l’Ouatier et de l’Yèvre amont sont de l’ordre de quelques dizaines de litres par secondes, sans même tenir compte des températures. L’insuffisance des mesures ne permet donc pas d’éviter les assecs, comme en 2019 où la faune avait été anéantie, au mieux des élévations de températures mettant en péril la survie des populations de truite..

Lire la suite